Les prix de l’Académie – XIII. Les prix Ricaux : diabète et tuberculose (1933-1980)

Au cours de son histoire, l’Académie de médecine a décerné de nombreux prix, fondés le plus souvent à la suite des dispositions testamentaires de médecins fortunés ou de philanthropes. La Bibliothèque conserve une grande partie des mémoires ayant concouru à ces prix. Plusieurs billets vous inviteront, à travers l’exploration d’un prix dans son ensemble ou d’un mémoire particulier, à en découvrir toute la richesse et la diversité.

 

Un legs double

Isaac Léon Ricaux (Saint-Quentin, Aisne, 20 janvier 1850 – Villemomble, Seine, 1er juillet 1930) est connu par les sources généalogiques comme un employé de commerce et un comptable. Sa prospérité lui permet notamment d’entrer dans le capital d’une entreprise de tissage de laine de Saint-Quentin, la société Testart Frères et Cie, et d’y adjoindre même un temps son propre nom. Lui-même est issu d’un milieu populaire, comme en attestent les professions exercées par la plupart des membres de sa famille et, tout particulièrement, par son père, tour à tour cocher, employé du chemin de fer, domestique, magasinier, et par sa mère, femme de chambre.

Ses légataires universels sont, à proportion de leur degré de parenté, ses trois nièces et ses deux petits-neveux. Membre de l’Église Réformée, il lègue également une somme de 20000 francs à l’Oratoire du Louvre.

Surtout, par un testament olographe en date du 20 mars 1923, Isaac Ricaux « donne, à titre particulier, à l’Académie de médecine de Paris, quinze mille francs de rente française », disposition qu’il révoque par un codicille en date du 8 avril 1930, qui établit les dispositions suivantes :

« Isaac Léon Ricaux, en son vivant, demeurant à Paris, 1 rue d’Enghien, et décédé en sa maison de campagne à Villemomble, 12 allée Érasme, le 1er juillet 1930, a légué à l’Académie de médecine un capital en espèces de 300 000 frs, devant être employé en l’achat d’un ou de plusieurs titres de rente française, dont les arrérages seront employés au gré de l’Académie, pour faciliter et stimuler les recherches en vue d’obtenir la guérison certaine du diabète et de la tuberculose, mais à la condition d’employer ces arrérages par moitié pour chacune de ces maladies, et avec stipulation : que ces arrérages profiteront aux savants français ou étrangers, sans aucune distinction, jusqu’à la découverte de la guérison certaine de ces maladies. » (Lettre de Jacques Faroux, notaire, au président de l’Académie de médecine, Paris, le 25 août 1930)

Comme le précise le trésorier de l’Académie de médecine Maurice Hanriot, lorsqu’il fait approuver, dans la séance du 21 avril 1931, tenue en comité secret, le legs, le « capital est placé en rentes sur l’État français de façon à constituer deux titres d’égale valeur. Les arrérages de ces rentes seront destinés à fonder deux prix annuels que l’Académie décernera, à son gré, à des savants français ou étrangers pour récompenser les travaux qu’ils auront faits en vue d’arriver à la guérison du diabète et de la tuberculose. Le capital de chacun de ces prix sera attribué aux savants français ou étrangers qui découvriront le moyen de guérir avec certitude, l’un le diabète, l’autre la tuberculose. »

Le décret autorisant l’acceptation du legs, est pris à Rambouillet le 12 août 1931, par Paul Doumer, président de la République, Marius Roustan, ministre de l’Instruction publique et des beaux-arts, et Jacques Cavalier, directeur de l’Enseignement supérieur. Le capital est versé par le notaire en novembre 1931, les deux titres de rente à la Caisse des dépôts et consignations étant formalisés en septembre 1932, ce qui permet les premières attributions du prix en 1933.

Les prix sont décernés relativement régulièrement entre 1933 et 1980, soit une période de 48 années, durant laquelle les prix Ricaux Diabète et Ricaux Tuberculose ne sont respectivement pas attribués à onze et neuf reprises, 13 de ces années blanches étant situées dans les années 1970. Au début des années 1980, les prix de fondation sont regroupés par spécialité, à savoir dans le cas des prix Ricaux le prix de médecine et le prix de tuberculose.

De fait l’érosion monétaire due à l’inflation rend les dotations de plus en plus dérisoires en termes de pouvoir d’achat. La dotation de 5000 francs, qui au début des années 1930 pourrait équivaloir à une somme de plus de 4000 euros de 2023, voit sa valeur en pouvoir d’achat s’effondrer au cours des années 1930 et 1940, le rehaussement de la dotation de 5000 à 8000 francs en 1950 et de 80 nouveaux francs à 100 nouveaux francs en 1968 ne changeant rien à cette inéluctable chute ; en 1980, la valeur du prix en pouvoir d’achat est de moins de 50 € de 2023.

En l’absence de données supplémentaires sur Isaac Ricaux, on en est réduit à des conjectures : ses proches ou lui-même ont-ils pu être affectés de diabète ou de tuberculose ? Son petit-neveu, Karl Jonard, interne des hôpitaux de Paris à compter de 1929, a-t-il pu lui suggérer de faires un legs à l’Académie de médecine ? En tout état de cause, au moment de la création du prix, le lien entre tuberculose pulmonaire et diabète sucré est avéré :

« Rarement le diabétique meurt des progrès seuls de sa maladie. […] Le plus souvent, l’issue fatale est précipitée par des complications extrêmement variées, intéressant divers appareils : telles sont la phthisie pulmonaire, la pneumonie, les phlegmons, les gangrènes, l’anthrax, les néphrites, le coma diabétique. » [DEMANGE 1883 p. 552]

 

Le prix Ricaux Tuberculose : les lauréats

1933 3 candidats. Prix partagé entre : 1) M. le Dr Reynes, de Florac (Lozère) : Les éléments filtrables du virus tuberculeux ; 2) M. le Dr Kfouri, de Paris : Recherches expérimentales sur la tuberculose.
1934 6 candidats. Prix partagé entre : 1) MM. les Drs Hinault, de Paris, et Mollard, de Cambo : Le traitement aurique de la tuberculose, 1250 francs chacun ; 2) M. le Dr Machebœuf, MM. Fethke et Dieryck et Mlle Lévy : Etudes biologiques et chimiques sur les lipides du bacille de la tuberculose, 625 francs chacun.
1935 5 candidats. Prix partagé entre : 1) MM. Troisier et Bariéty, de Paris : La primo-infection tuberculeuse de l’adulte, 1000 francs chacun ; 2) M. de Querangal des Essarts et Mme de Carbonnières de Saint-Brice, de Brest : Une œuvre de prophylaxie sociale de la tuberculose par la vaccination au BCG, 750 francs chacun ; 3) M. le Dr Weiller, de Paris : Les lavages de la plèvre, 1500 francs.
1936 6 candidats. Prix partagé entre : 1) M. le Dr Berthet, de Grenoble : Rôle des voies lymphatiques dans la genèse de la tuberculose, 2500 francs ; 2) M. le Dr Nico, de Courbevoie : Sur la primo-infection tuberculeuse de l’adulte, 2500 francs.
1937 Prix partagé entre : 1) M. Marcel Lelong, de Paris, pour son travail intitulé : L’enfant issu de parents tuberculeux, 3000 francs ; 2) M. Bour, de Paris, pour sa Contribution à l’étude de la primo-infection tuberculeuse tardive, 1000 francs ; 3) M. P. Weber, de Nancy, pour son ouvrage intitulé : L’apex pulmonaire, 1000 francs.
1938 4 candidats. Prix partagé entre : 1) M. le Dr Bidou, de Paris, pour ses : Recherches sur l’infection tuberculeuse des méninges ; 2) M. le Dr Parodi, de Côme (Italie), pour ses : Etudes critiques et expérimentales sur la physiologie pulmonaire.
1939 4 candidats. Prix à M. Pierre-Bourgeois et à Mme Bocquet-Jesensky, de Paris, pour leur ouvrage intitulé : Etude clinique, expérimentale et thérapeutique du rôle des hormones génitales chez les femmes tuberculeuses.
1940 4 candidats. Prix partagé entre Jacquelin, Les tuberculoses atypiques ; Gourdou, La séméiologie radiologique des pneumopathies aiguës ; Garcia-Bengochea, Le pneumothorax extra-pleural.
1941 Prix à M. le Dr Jean Bretey.
1942 Prix à Mme le Dr Coletsos-Lafay et à MM. les Drs Coletsos, de Passy ; Gerbeaux, de Paris et Gréhant, de Chaumont.
1943 Prix partagé entre Mlle le Dr Canonne, de Châteaubriant et MM. les Drs Thibault, de Thorenc, d’une part et Tissot, de Saint-Gervais-les-Bains, d’autre part.
1944 3 candidats. Prix partagé entre : 1) M. le Dr J.-S. Avertain, de Plouay, pour son ouvrage intitulé : Traitement chirurgical de la tuberculose pulmonaire adapté aux cas « limite » ; 2) M. le Dr Pierre Tulou, d’Ecouen, pour son ouvrage intitulé : L’exploration de la fonction respiratoire.
1945 4 candidats. Prix partagé entre : 1) M. le Dr Le Carboulec, de Châteaubriant, pour son travail : La spéléotomie ; 2) M. le Dr Lowys, d’Assy, pour son travail sur Les indications du pneumothorax artificiel chez l’enfant ; 3) M. le Dr Raimbault, de Paris, pour son ouvrage intitulé : Les formes récidivantes de la primo-infection tuberculeuse en particulier chez l’adolescent.
1946 1 candidat. Prix à MM. les Drs Bernou, de Châteaubriant (Loire-Inférieure), d’Hour, de Lille, et M. le médecin-colonel Fruchaud, d’Alep (Syrie), pour leur ouvrage ayant pour titre : Traitement médico-chirurgical des pleurésies purulentes tuberculeuses.
1947 2 candidats. Prix à M. le Dr Canetti, de Châteaubriant (Loire-Inférieure), pour son ouvrage intitulé : La teneur en bacilles des lésions tuberculeuses ouvertes de l’appareil respiratoire.
1948 2 candidats. Prix à M. le Dr Gastaldy, Sanatorium « La Meynardie » par Saint-Privat-des-Prés (Dordogne), pour son ouvrage intitulé : Traitement chirurgical des cavernes paraissant en tension.
1949 2 candidats. Prix partagé entre : 1) M. le Dr Kerbrat, de Brest, pour son ouvrage Lobe moyen droit ; 2) M. le Dr Henri de Leobardy, de Limoges, pour son ouvrage intitulé : L’hyperventilation au cours du pneumothorax.
1950 2 candidats. Prix partagé entre M. le Dr Raugel, L’atélectasie, étude critique ; et M. le Dr Douady, rapport sur le fonctionnement de la Fondation – Sanatorium des étudiants de France pendant l’année 1948.
1951 1 candidat. Prix à M. le Dr Dispan de Floran, de Sète, Cancer secondaire des bronches.
1952 Prix partagé entre : 1) M. le Dr Girbal, de Marseille et M. le Dr Bestieu, de Draguignan, ouvrage : Contribution apportée par la ville de Marseille à la prophylaxie de la tuberculose ; 2) M. le Dr Couve, de Bonnelles, ouvrage : Le centre de protection infantile de Bullion-Longchéne [sic].
1953 Prix partagé entre : 1) MM. les Drs Lowys et Tison, de Passy (Savoie), pour leur travail sur La bactériologie ; 2) M. le Dr Chabassol, de Châtellerault, pour son ouvrage sur La tuberculose des bronches distales ; 3) M. le Dr Damiens, de Sèvres, pour son travail intitulé : Applications bactériologiques des diamines secondaires-tertiaires, ammoniums quaternaires et dithiocarbonates dérivés ; 4) M. le Dr Guillermand, de Grenoble, pour son Etude expérimentale de l’action d’un ganglioplégique (2987 RP) sur les réactions pleurales observées au cours du pneumothorax thérapeutique.
1954 Prix à M. le Dr François Coant, de Saint-Brieuc, pour son étude d’ensemble sur le mode d’action de la collapsothérapie.
1955 Prix à M. le Dr Jean Butez, de Paris, pour son travail sur Les cavernes tuberculeuses détergées.
1956 Prix à M. le Médecin Lieutenant-colonel Tanguy, des Forces Françaises en Allemagne, pour son Etude sur les granulations pathologiques des polynucléaires neutrophiles au cours de la tuberculose pulmonaire, et dans certaines formes de tuberculoses chirurgicales de l’adulte.
1957 Prix à M. le Dr Nguyen Trong Ky, de Paris, pour sa contribution à l’étude de l’étiologie de l’asthme bronchique (à propos de 803 cas).
1958 Prix à M. le Professeur Paul Laval, de Marseille, pour son ouvrage intitulé : Fibrose pulmonaire et insuffisance respiratoire chronique.
1959 Prix à M. le Dr Jean-Louis Jullien, de Paris, pour son travail sur les Adénopathies médiastinales interbronchiques bilatérales.
1960 Prix à M. le Dr Pierre Rose, à Neufmanil (Ardennes), pour son ouvrage sur Le granulome bronchique au cours de la tuberculose initiale chez l’enfant.
1961 Prix à M. le Dr Fernand Tison, de Croix (Nord), pour ses Travaux sur les nouvelles techniques d’isolement et d’identification des mycobactéries.
1962 Prix à M. le Dr François Dor, de Paris, pour sa Contribution à l’étude des modifications des gaz du sang artériel au cours des interventions de chirurgie thoraco-pulmonaire.
1963 Prix à M. le Dr Raymond Morel, de Briançon, pour ses Travaux et réalisations sociales contre la tuberculose.
1964 Prix à M. le Dr Pierre Lucien, de Briançon, pour ses Travaux de phtisiologie et médecine sociale.
1965 Prix à M. le Dr Pierre Constans, de Paris, pour son travail sur Les abcès froids tuberculeux de la paroi thoracique.
1966 Prix à M. le Dr Jean-Jacques Hazemann, de Draveil, pour ses Travaux médicaux et sociaux sur la tuberculose.
1967 Prix à M. le Dr Serge Zakarian, de Marseille, pour ses Travaux bronchologiques et d’explorations bronchoscopiques.
1968 Prix à MM. les Professeurs Pierre Chaulet et Djilali Larbaoui, d’Alger, pour l’Ensemble de leurs travaux scientifiques et leur action sociale dans l’organisation de la lutte antituberculeuse en Algérie.
1969 RIEN
1970 Prix à Mme le Dr Henriette Mauss, de Paris, pour ses Travaux de chimioprophylaxie de la tuberculose expérimentale.
1971 Prix à M. le Professeur Jacques Modai, de Paris, pour ses Essais cliniques de la rifampicine en monothérapie. Etude des taux sériques.
1972 RIEN
1973 RIEN
1974 RIEN
1975 RIEN
1976 RIEN
1977 RIEN
1978 RIEN
1979 Prix au Docteur Guy Roussel, de Paris, pour ses Travaux sur l’épidémiologie de la tuberculose.

 

Le prix Ricaux Tuberculose : un mémoire sur la tuberculose

Choisissons un exemple parmi ces lauréats. En 1952, le prix Ricaux tuberculose est partagé entre, d’une part, les docteurs Girbal, de Marseille et Bestieu, de Draguignan, pour leur travail intitulé : Contribution apportée par la ville de Marseille à la prophylaxie de la tuberculose, d’autre part le docteur Couve, de Bonnelles, pour son travail intitulé : Centre de protection infantile de Bullion-Longchêne à Bonnelles (S & O). Essai de réalisation d’un établissement de cure pour enfants de moins de 6 ans atteints de tuberculose initiale.

Son auteur, le docteur Philippe Couve (1905-1982), s’est très tôt spécialisé dans la pneumologie et la pédiatrie. En 1933, il soutient sa thèse de doctorat à la Faculté de médecine de Paris, intitulée : Les Évolutions tuberculeuses au cours des suppurations pulmonaires. La même année, il se marie avec la baronne Gertrude van Boetzelaer van Dubledam (1909-2000), fille d’un important homme politique néerlandais, Carel Wessel Theodorus baron van Boetzelaer (1873-1956), confirmant son double ancrage dans la communauté réformée et dans la grande bourgeoisie. Il est en effet originaire d’une famille issue de la bourgeoisie protestante de la Gironde et du Languedoc, et son père, Daniel Couve (1874-1954), est pasteur, missionnaire et directeur de la Société des Missions Évangéliques de Paris. L’engagement du père n’est peut-être pas pour rien dans celui du fils dans les œuvres médico-sociales.

Son mémoire dactylographié de 107 feuillets est une synthèse rigoureuse et détaillée du fonctionnement et des objectifs de cet établissement de cure. Le mémoire est en outre agrémenté de plans et de 27 belles photographies noir et blanc qui dévoilent l’organisation et la vie quotidienne du centre.

L’expérience de cet établissement de cure s’inscrit dans l’immédiat après-guerre, période de reconstruction mais aussi période de persistance de la pénurie et des cas de tuberculose infantile. Édifié par le ministère de la Santé publique en 1935 en bordure de la forêt de Rambouillet, le sanatorium est affecté en 1945 à l’accueil des tuberculoses initiales dans le premier âge et rebaptisé centre de protection infantile, afin de ne pas effaroucher les parents.

Le centre comporte un bâtiment central (logements du personnel, services de direction et d’économat, cuisine, services annexes, réfectoires des personnels de service et soignant, salle de cours pour les élèves de l’Ecole de puériculture, magasins, service de chaufferie, de buanderie et lingerie, ateliers, garages, remise de jardiniers), auquel sont reliés deux pavillons : le pavillon Pinard, pavillon d’hospitalisation pour 110 enfants, âgés de 2 ans 1/2 à 6 ans, et le pavillon Calmette, pavillon d’hospitalisation pour 110 enfants, âgés de 0 à 2 ans ½.

Après une vingtaine de pages consacrées aux généralités (situation médico-administrative, situation géographique, indications médicales, placement, plan général du centre, effectif, recrutement et formation du personnel soignant), le mémoire se concentre sur l’organisation et le fonctionnement médical des deux pavillons principaux, la pavillon Pinard (2e enfance) et le pavillon Calmette (1ère enfance). Il aborde ensuite l’organisation administrative et les réalisations sociales avant d’évoquer les organismes complémentaires du centre : École d’auxiliaires de puériculture et Centre de protection infantile de Bénouville. Le mémoire se conclut par une statistique démographique et médicale ainsi que par la présentation des résultats des activités médicales, médico-sociales et de l’école.

 

Le prix Ricaux Diabète : les lauréats

1933 3 candidats. Prix à M. Jean Sigwald, de Paris : L’hypoglycémie.
1934 1 candidat. Prix au Dr Ducas, de Paris, pour le mémoire intitulé : Traitement du diabète infantile par l’insuline.
1935 2 candidats. Prix au Dr Thiéry, de Paris, pour son ouvrage : Diabète et tuberculose.
1936 1 candidat. Prix au Dr Valdiguié, de Toulouse, pour son ouvrage : Contribution à l’étude du métabolisme des corps cétoniques.
1937 Prix à M. Sylvain Bachman, pour son ouvrage sur Le rein des diabétiques.
1938 3 candidats. Prix à M. le Dr Jean Ferroir, de Montrouge, pour son ouvrage intitulé : L’estomac des diabétiques.
1939 4 candidats. Prix partagé entre : 1) M. le Dr Jude Turiaf, de Paris, pour son travail intitulé : Diabète sucré et glandes sexuelles mâles ; 2) M. le Dr Roger Lesobre, pour son ouvrage intitulé : Le pancréas des tuberculeux.
1940 2 candidats. Prix partagé entre : 1) M. le Dr Michel Rathery, de Paris, pour son travail intitulé : Insulino-résistance et radiothérapie hypophysaire ; 2) M. le Dr Loubatières, de Montpellier, pour son ouvrage intitulé : Insuline et fonction glycogénique du foie [voir aussi].
1941 Prix à M. le Dr Roger Deuil et Mme le Dr Lamotte-Barillon.
1942 Prix à MM. les Drs de Traverse et Walther, de Paris.
1943 Prix partagé entre Mlle Feder, de Neuilly-sur-Seine et M. le Dr Candau, de Paris.
1944 RIEN
1945 RIEN
1946 1 candidat. Prix à M. le Dr Maurice Wahl, de Marseille, pour son travail intitulé : Acétonuries et processus de phosphorylation.
1947 1 candidat. Prix à M. le Dr Monceaux, de Paris, pour son travail intitulé : Vitamines et hormones.
1948 2 candidats. Prix à M. le professeur Sendrail, de Toulouse, pour ses travaux sur l’hyperinsulinie.
1949 2 candidats. Prix partagé entre Merklen ; Rathery, Médications de la nutrition thérapeutique du diabète sucré et Gineste, Le diabète juvénile.
1950 1 candidat. Prix à M. le Dr Vissian, Pronostic de la syphilis.
1951 3 candidats. Prix à M. le Dr Laudat, de Paris, travaux de biochimie appliquée au diabète.
1952 Prix partagé entre : 1) M. le Dr Nepveux, de Paris, ouvrage : Les hexosémonophosphates, les trioséphosphates et l’acide pyruvique ; 2) M. le Dr Raybaud, de Marseille, Thérapeutique endocrinienne ; 3) M. le Dr Lestradet, de Paris, ouvrage : Métabolisme des corps cétoniques.
1953 Prix à MM. les Drs Merklen et Berthaux, de Paris, pour leur ouvrage intitulé : Diabètes expérimentaux (déductions physiopathologiques et thérapeutique).
1954 Prix à M. le Dr Henri Lestradet, de Paris, pour ses études sur le diabète et le coma diabétique.
1955 RIEN
1956 Prix à M. le professeur Raymond Castagnou, de Bordeaux, pour son ouvrage sur L’oxycarbonémie et son intérêt en hygiène industrielle.
1957 Prix à M. le Dr Jean-Daniel Nourry, de Brest, pour son travail intitulé : Diabète insipide et troubles du métabolisme glucidique.
1958 Prix à M. le Professeur Paul Rambert, de Paris, pour ses travaux sur Le diabète hypophysaire et le diabète cortico-surrénal ainsi que sur le métabolisme lévulose.
1959 RIEN
1960 RIEN
1961 Prix à Mme le Dr Anna Cruz-Horn, de Châtenay-Malabry, pour ses Travaux sur le métabolisme hydrocarboné.
1962 RIEN
1963 Prix à M. le Professeur Jacques Mirouze, de Montpellier, pour ses Travaux sur le diabète sucré.
1964 Prix à M. le Dr René Royer, de Nancy, pour son ouvrage sur La réaction antialcool des sulfamides hypoglycémiants, syndrome vasomoteur d’intolérance médicamenteuse.
1965 Prix partagé entre : 1) M. le Médecin Colonel Henri Baylon, de Paris, pour ses Travaux sur le diabète ; 2) M. le Dr Bernard Ducroiset, de Mauriac, pour son ouvrage sur Le diabète en milieu rural. Problèmes et réflexions.
1966 Prix à M. le Professeur Jean Lubetzki, de Clichy, pour son ouvrage sur Le rein diabétique.
1967 Prix à M. le Dr Claude Fauchier, de Saint-Avertin, dans l’Indre-et-Loire, pour sa Contribution à l’étude des hypoglycémies graves du nouveau-né.
1968 Prix partagé entre : 1) M. le Dr Philippe Vague, de Marseille, pour son travail sur L’insulinémie dans le diabète et les obésités ; 2) M. le Dr Fernand Boutros-Toni, de Malus, dans la Gironde, pour son ouvrage sur Les fonctions logarithmique et exponentielle dans l’interprétation des courbes glucidiques et glycémiques après épreuve de charge. Applications du Fructox en thérapeutique.
1969 Prix à M. le Professeur Gérard Debry, de Nancy, pour ses Travaux concernant le diabète sucré, ses complications et l’hypoglycémie.
1970 Prix à M. le Dr Roger Assan, de Vitry-sur-Seine, pour ses Travaux de recherches sur le diabète.
1971 RIEN
1972 Prix à M. le Dr Pierre Drouin, de Nancy, pour ses travaux intitulés : Informatique et diabétologie – Expérience pratique de la constitution d’une banque de dossiers.
1973 Prix à M. le Dr Claude Laurent, de Boulogne-sur-Seine, pour son ouvrage sur L’éducation du diabétique traité par l’insuline.
1974 Prix à M. le Dr Heraud, de Lisieux, pour son ouvrage intitulé : Nouvelles perspectives dans la diététique du diabète sucré.
1975 Prix à M. le Dr Jean-Patrice Aullen, de Paris, pour son ouvrage sur le Diabète et l’hypertension artérielle.
1976 RIEN
1977 RIEN
1978 RIEN
1979 RIEN
1980 Prix au Docteur Françoise Tronchet, de Limoges, pour son ouvrage sur L’enfant diabétique et le sport.

 

Jérôme van Wijland

 

Inventaire du prix Ricaux (Diabète) :

http://calames.abes.fr/pub/ms/Calames-2024061910233562685

 

Inventaire du prix Ricaux (Tuberculose) :

http://calames.abes.fr/pub/ms/Calames-20240613183725832685

 

Références bibliographiques :

[DEMANGE 1883] Émile Demange, « Diabète sucré », Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, Série 1, Tome XXVIII, DER-DIA, 1883, p. 525-661.

 

Pour citer cet article :

Jérôme van Wijland, « Les prix de l’Académie – XIII. Les prix Ricaux : diabète et tuberculose (1933-1980) », Site de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine [en ligne]. Billet publié le 3 octobre 2025. Disponible à l’adresse : http://bibliotheque.academie-medecine.fr/prix-ricaux-diabete-tuberculose/.

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