Au cours de son histoire, l’Académie de médecine a décerné de nombreux prix, fondés le plus souvent à la suite des dispositions testamentaires de médecins fortunés ou de philanthropes. La Bibliothèque conserve une grande partie des mémoires ayant concouru à ces prix. Plusieurs billets vous inviteront, à travers l’exploration d’un prix dans son ensemble ou d’un mémoire particulier, à en découvrir toute la richesse et la diversité.
Médecine et sport : une préoccupation née dans l’entre-deux-guerres
L’entre-deux-guerres puis la Seconde Guerre mondiale voient le sport devenir une préoccupation croissante des pouvoirs publics. Les régimes parlementaire (IIIe République) ou autocratique (État français, dit régime de Vichy) s’en emparent et en font un enjeu de santé publique et un instrument de propagande. Cette centralité du sport suppose la création d’un ministère ad hoc, envisagé dès l’immédiat après-guerre. Ce ministère prend tout d’abord la forme d’un sous-secrétariat d’État à l’éducation physique, rattaché d’abord au ministère de la guerre, avant de l’être au ministère de l’instruction publique à partir de 1921.
Sous le Front populaire coexistent tout d’abord deux sous-secrétariats d’État, le premier à l’organisation des Loisirs et Sports rattaché au ministère de la Santé publique, le second à l’Éducation physique rattaché au ministère de l’Éducation nationale, avant que Léo Lagrange, titulaire du premier poste, ne se retrouve à partir de juin 1937 en charge du sous-secrétariat d’État aux Sports, Loisirs et Éducation physique, sous l’autorité du ministère de l’Éducation nationale. [CALLÈDE 2002]
Les médecins et les autorités de santé publique développent à cette même époque un discours construit sur l’éducation physique, l’hygiène et la pratique sportives. L’activité de l’Académie de médecine s’en ressent, comme en témoignent les communications parus dans le Bulletin de l’Académie de médecine :
| P. Carnot et A. Latarjet, « Le contrôle médical de l’Education physique et des Sports », Bulletin de l’Académie de médecine, 98e année, 3e série, tome CXII, séance du 16 octobre 1934, p. 285-286. |
| P. Carnot, « Rapport sur le contrôle médical de l’éducation physique », présenté au nom d’une Commission composée de MM. Jules Renault, Lesné, Rouvillois, Laubry et P. Carnot, rapporteur, Bulletin de l’Académie de médecine, 98e année, 3e série, tome CXII, séance du 20 novembre 1934, p. 599-600. |
| F. Rathery, « L’éducation physique et les besoins alimentaires », Bulletin de l’Académie de médecine, 3e série, tome CXXIV, séance du 18 février 1941, p. 192-199. |
| L. Tanon et P. Dalimier, « La pratique des « grands sports » et la sous-alimentation », Bulletin de l’Académie de médecine, 105e année, 3e série, tome CXXV, séance du 2 septembre 1941, p. 141-146. |
| Le Noir, « Sur la pratique des sports et la sous-alimentation », Bulletin de l’Académie de médecine, 105e année, 3e série, tome CXXV, séance du 14 octobre 1941, p. 194. |
| Charles Richet, « Sur la limitation temporaire des exercices physiques pendant la période des grandes restrictions alimentaires », Bulletin de l’Académie de médecine, 106e année, 3e série, tome CXXVI, séance du 27 janvier 1942, p. 72-75. |
En 1942, la question posée au prix A.-J. Martin porte d’ailleurs sur l’« Influence des sports et de l’éducation physique sur la jeunesse en présence de l’alimentation actuelle ». Ce prix est remporté par Philippe Encausse [LÉGER 2017]. Il est vrai qu’en période de restrictions, les communications aussi portent sur les rapports entre sport et alimentation.
Les premiers prix consacrés à la médecine appliquée au sport dans les facultés de médecine
Dès l’après-guerre, le 27 octobre 1945, est pris un arrêté instituant « une récompense pour l’auteur du meilleur ouvrage (concernant la médecine appliquée à l’éducation physique et aux sports) dans les facultés de médecine » :
« Art. 1. – Il est institué dans chaque faculté de médecine pour l’année scolaire 1945-1946, par la direction générale de l’éducation physique et des sports, un prix de 4000 F, pouvant atteindre exceptionnellement 6000 F, destiné à récompenser l’auteur du meilleur ouvrage (mémoire original, thèse) paru au cours de la présente année scolaire et concernant les activités physiques et sportives et leur contrôle médical.
Art. 2. – Dans chaque faculté de médecine, une commission sera organisée de préférence sous la présidence du directeur de l’institut d’éducation physique régional, comprenant également parmi ses membres un représentant de la direction régionale de l’éducation physique et des sports (le médecin inspecteur régional) ayant voix consultative pour indiquer si les travaux répondent bien à l’intention du donateur.
(…)
Art. 4. – Un jury présidé par le médecin, chef de la section du contrôle médical des activités physiques et sportives extra-scolaires et siégeant à la direction générale de l’éducation physique et des sports, est chargé de l’attribution définitive des récompenses et de la fixation de leur montant. » [ARRÊTÉ 27 OCTOBRE 1945]
Quelques années plus tard, le prix est toujours décerné, à quelques modifications près, tout particulièrement le détail de la composition du jury :
« Art. 1. — Il est institué, chaque année, dans toutes les facultés de médecine, par la direction générale de la jeunesse et des sports, un prix de 8000 F pouvant atteindre exceptionnellement 12000 F destiné à récompenser l’auteur du meilleur ouvrage (mémoire original, thèse) paru au cours de l’année scolaire et concernant les activités physiques et sportives et leur contrôle médical.
Art. 2. — Dans chaque faculté de médecine, une commission sera constituée sous la présidence du doyen de la faculté de médecine, comprenant également parmi ses membres le titulaire de la chaire de biologie appliquée à l’éducation physique et aux sports, ou à son défaut, les titulaires des chaires d’hygiène et de physiologie, ainsi que le médecin inspecteur régional représentant le chef du service académique de la jeunesse et des sports intéressé.
(…)
Art. 4. — Un jury national, présidé par le doyen de la faculté de médecine de Paris (qui pourra se faire remplacer par un professeur de son choix), comprenant : le chef des services médicaux de la jeunesse et des sports, un représentant de la sous-direction de l’éducation physique et des sports et un représentant de la sous-direction de l’administration du personnel et du matériel de la direction générale de la jeunesse et des sports, le président du syndicat national des médecins d’éducation physique et des sports, le président de la société médicale française d’éducation physique et de sport, le président de la commission médicale nationale au comité national des sports, ainsi qu’un médecin rapporteur, et siégeant à la direction générale de la jeunesse et des sports, est chargé de l’attribution définitive des récompenses et de la fixation de leur montant. » [ARRÊTÉ 29 DÉCEMBRE 1952]
1954 : la création d’un prix à l’Académie nationale de médecine
C’est dans ce contexte que prend place la proposition faite le 9 mars 1954 à l’Académie nationale de médecine par la Direction générale de la Jeunesse et des Sports :
« La Direction générale de la Jeunesse et des Sports se propose de fonder un prix annuel de 100 000 francs pour récompenser un travail concernant la biologie appliquée aux activités physiques et sportives. L’Académie désignerait le lauréat sur une liste de présentation. Le Conseil considère que cette liste devrait comprendre au moins trois candidats. » [BANM, Ms 1137 (2008), Procès-verbaux du conseil d’administration, séance du 9 mars 1954]
Cette proposition n’est évoquée en séance plénière que quelques mois plus tard :
« M. le Ministre de l’Education nationale, Direction générale de la Jeunesse et des Sports, demande à l’Académie si elle veut bien accepter d’examiner les travaux pour l’attribution d’un prix annuel de 100 000 francs, destiné à récompenser l’auteur du meilleur travail concernant la biologie appliquée aux activités physiques et sportives. » [Correspondance officielle, Bulletin de l’Académie de médecine, 3e série, tome CXXXVIII, séance du 5 octobre 1954, p. 385]
Cette demande donne lieu, le même jour, à la nomination d’une commission du prix de la Direction de la Jeunesse et des Sports, chargée de l’examen des travaux présentés en vue de l’obtention de ce prix : MM. Lemierre, Strohl, Tanon, Bénard, Serge Gas, Dujarric de La Rivière, Guy Laroche, Gastinel, P. Lépine, auxquels sont adjoints MM. Chailley-Bert, Encausse, Mathieu et Richard. [Commission du prix de la Direction de la Jeunesse et des Sports, Bulletin de l’Académie de médecine, 3e série, tome CXXXVIII, séance du 5 octobre 1954, p. 387]
La première attribution du prix a lieu le 14 décembre 1954. Notons que, la même année, la médaille d’or du service de l’hygiène de l’enfance est heureusement décernée au directeur général de la Jeunesse et des Sports M. Roux (Paris).
À la différence de la plupart des prix, qui font l’objet d’un don ou d’un legs préalable, le ministère de la Jeunesse et des Sports ne remet pas directement d’argent à l’Académie de médecine mais verse la dotation au lauréat une fois celui-ci désigné par l’Académie. Il semble qu’il n’y ait pas eu, à l’occasion de ces premiers prix décernés par l’Académie, de texte juridique. Peut-être l’Académie nationale de médecine a-t-elle alors été assimilée à une faculté de médecine.
Le prix du ministère de la Jeunesse et des Sports est décerné à l’auteur du meilleur travail concernant la biologie appliquée aux activités physiques et sportives. Il est potentiellement de périodicité annuelle même si cela ne se vérifie pas nécessairement. Si le partage en a été autorisé à ses débuts, ce n’est plus le cas désormais. Depuis quelques années également, ne sont admis à concourir que les docteurs en médecine, à l’exception des médecins ayant déjà obtenu, pour l’ouvrage présenté, un prix de l’Académie de médecine, de la Faculté de médecine ou de la Société française de médecine du sport.
De 1954 à nos jours : la pérennisation du prix
Trois arrêtés du 16 août 1960, s’appuyant notamment sur les précédents arrêtés des 27 octobre 1945 et 30 janvier 1953, précisent de nouveau les conditions d’attribution de récompenses par le haut-commissariat à la Jeunesse et aux Sports. Les deux premiers concernent les facultés de médecine et le troisième, pour la première fois apparemment, fait mention de l’Académie de médecine :
« Le ministre de l’éducation nationale.
Vu le décret n° 53-240 du 24 mars 1953 portant organisation du contrôle médical dans les groupements sportifs et de jeunesse ;
Vu les arrêtés du 27 octobre 1945 et du 30 janvier 1953 portant institution de récompenses concernant la médecine appliquée à l’éducation physique et aux sports ;
Vu le décret n° 58-912 du 27 septembre 1958 relatif à l’exercice des attributions concernant la jeunesse et les sports ;
Vu l’arrêté du ministre de l’éducation nationale en date du 16 janvier 1960 portant délégation de signature au haut commissaire à la jeunesse et aux sports.
Arrête :
Art. 1er. — Il est institué, chaque année, à l’académie nationale de médecine, un prix du haut commissariat à la jeunesse et aux sports d’une valeur de 1.500 NF, destiné à récompenser l’auteur du meilleur travail concernant la biologie appliquée aux activités physiques et sportives ainsi qu’à leur contrôle médical.
Art. 2. — Les travaux sont examinés par un jury présidé par le président de l’académie nationale de médecine, ou son représentant, et comprenant parmi ses membres le professeur titulaire de la chaire de biologie appliquée à l’éducation physique et aux sports et l’inspecteur général, chef des services médicaux du haut commissariat à la jeunesse et aux sports, représentant le haut commissaire.
Art. 3. — Les concurrents devront adresser une lettre de candidature simultanément à la secrétaire de l’académie nationale de médecine et au haut commissaire à la jeunesse et aux sports (service du contrôle médical sportif et de la rééducation physique) avant le 28 février de l’année en cours. En outre, deux exemplaires imprimés ou dactylographiés du travail présenté devront parvenir, avant cette date, au « service du contrôle médical sportif et de la rééducation physique » du haut commissariat.
Art. 4. — Le haut commissaire à la jeunesse et aux sports se réserve le droit de faire publier tout ou partie de l’ouvrage primé.
Art. 5. — Le haut commissaire à la jeunesse et aux sports est chargé de l’exécution du présent arrêté.
Fait à Paris, le 16 août 1960. Pour le ministre de l’éducation nationale : Le haut commissaire à la jeunesse et aux sports, Maurice Herzog. » [ARRÊTÉS 16 AOÛT 1960]
Cet arrêté est abrogé par celui du 29 juillet 1975, qui fait passer la valeur de la dotation de 1500 à 3000 francs, ce dernier arrêté étant à son tour abrogé par celui du 27 mars 1981, qui la porte à 5000 francs, enfin par celui du 11 octobre 1985, qui la porte à 10000 francs. [ARRÊTÉ 29 juillet 1975] [ARRÊTÉ 27 mars 1981] [ARRÊTÉ 11 octobre 1985] À ce jour, c’est ce dernier arrêté qui fait foi, la dotation du prix étant actuellement de 1525 euros, autrement dit la conversion du montant selon le taux de 2002 et sans prise en compte de l’inflation.
Tableau des lauréats
Nous présentons ici un tableau des lauréats du prix avec, entre crochets, les cotes des ouvrages ou travaux des lauréats conservés dans les collections imprimées ou bien dans les archives de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine. D’autres mémoires, de candidats malheureux, sont conservés dans les fonds d’archives et signalés dans l’inventaire publié dans Calames.
| Année | Lauréats |
| 1954 | Prix à M. le Dr Plas, de Paris, pour son Etude physiologique et électrocardiographique des épreuves cardiaques fonctionnelles. Mention honorable à M. le Dr Pin, de Grenoble, pour son travail sur La réponse surrénalienne à l’effort sportif. Mention honorable à M. le Dr Leroy, de Rennes, pour son ouvrage sur La rééducation des poliomyélitiques. |
| 1955 | Prix partagé entre M. le Dr Leroy, de Rennes, pour son ouvrage sur La rééducation des poliomyélitiques et la psychotechnie dans la restauration psychomotrice ; et le Dr Pin, de Grenoble, pour son travail intitulé : Réponse surrénalienne à l’effort sportif. |
| 1956 | Prix partagé entre : 1°. M. le Dr Max Fourestier, de Vanves, pour son travail intitulé : L’expérience scolaire de Vanves ; 2°. M. le Dr Jean Scherrer, de Paris, pour son Etude du travail musculaire et de la fatigue ; 3°. M. le Dr Jacques-Pol Poirot, de Nancy, pour son travail intitulé : Climat d’altitude et exercices physiques [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1956 sans N° Poirot]. |
| 1957 | Prix à M. Henri Périé, de Saint-Ouen, pour son travail intitulé : Importance de l’espace-moteur et des activités motrices sur le développement morpho-fonctionnel et psychologique du garçon prépubère [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1957 sans N° Périé]. Mention honorable à M. le Dr André Mottin, d’Auvers-sur-Oise, pour son travail sur la gymnastique artistique masculine. Mention honorable à M. Roger Toulon, de Paris, pour son ouvrage à propos de l’équilibration humaine et l’évaluation de la posture debout. |
| 1958 | Prix partagé entre : 1°. M. le Dr Roger Chrestian, de Marseille, pour son travail sur La rééducation fonctionnelle des luxations et des subluxations congénitales de la hanche chez l’enfant [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1958 N° 1] ; 2°. M. Richard, de Paris, pour l’ensemble de son œuvre concernant Le sport et l’éducation physique. Mention honorable à M. le Dr Jean Reignier, de Lyon, pour son travail intitulé : Observations sur les athlètes de l’Institut Régional Lyonnais d’Education Physique pour la mise au point d’une méthode augmentant l’amplitude de certains mouvements articulaires [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1958 N° 2]. |
| 1959 | Prix partagé entre : 1°. M. Pierre Talbot, d’Asnières, pour son travail intitulé : Retentissement sur l’électrocardiogramme des efforts sportifs intenses, prolongés et répétés ; 2°. MM. les Professeurs Claude Franck, de Nancy, et Robert Grandpierre, de Bourg-la-Reine, pour leur ouvrage fait en collaboration sur La physiologie de la respiration [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1959 N° 1]. |
| 1960 | Prix partagé entre : 1°. M. le Professeur André Djourno, de Paris, M. le Médecin-Colonel Lartigue, du bataillon de Joinville, M. le Dr Maurice Strumza, de Paris, pour leur ouvrage fait en collaboration sur La respiration artificielle manuelle ; 2°. M. le Dr Jean Dayan, de Paris, M. le Dr Ferrané, de Saint-Mandé, pour leur travail fait en collaboration et intitulé : Colonne lombaire et charnière lombo-sacrée. Examens radiologiques systématiques des candidats à la carrière d’enseignant d’éducation physique et sportive [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1960 N° 1]. |
| 1961 | Prix décerné à MM. Henri Hourcade et Guy Pallardy, de Paris, pour leur travail fait en collaboration et intitulé : Etude des variations du volume du cœur pendant les efforts statiques par téléradiographies instantanées, prises simultanément de face et de profil, en systole et en diastole, sous contrôle électrocardiographique [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1961 N° 3]. Exceptionnellement, un 2e prix est accordé à M. le Dr Leclercq, de Paris, pour son ouvrage consacré à L’électrocardiogramme précordial du sportif. Son évolution au cours de l’entraînement [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1961 N° 1]. |
| 1962 | Prix attribué à M. le Dr Robert Andrivet, de Paris, pour l’ensemble de ses travaux consacrés à la biologie appliquée à l’éducation physique et aux sports [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1962 sans N° Andrivet]. Mention honorable accordée à M. le Dr Paul-Yves Poulin, de Lille, pour son ouvrage intitulé : Exploration du cœur droit par le test Flack et le balisto-cardiogramme chez l’adulte jeune et normal. |
| 1963 | M. le Dr Pierre Mathieu, de Paris, pour ses travaux consacrés dans le domaine de la médecine appliquée à l’éducation physique et aux sports. |
| 1964 | Prix partagé entre : 1°. M. le Dr Albert Creff, de Paris, et Mme Léone Bérard, de Boulogne-sur-Seine, pour leur travail sur Le Sport et l’Alimentation [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1964 N° 1] ; 2°. M. le Dr Jean-Claude Chignon, de Chelles, pour son ouvrage intitulé : La balistographie, son intérêt et ses applications au domaine sportif [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1964 N° 3] ; 3°. M. le Dr Pierre Dumas, de Paris, pour son ensemble de Travaux sur la médecine sportive [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1964 sans N° Dumas] ; 4°. Une mention honorable est attribuée à Mlle le Professeur Gilberte Rougier, de Bordeaux, et M. Le Dr Jean-Paul Babin, de Bordeaux, pour leur Etude chez l’homme des répercussions des exercices physiques sur la glycémie [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1964 N° 2]. |
| 1965 | Deux prix ont été donnés. 1°. M. le Professeur Agrégé René Guillet, de Lyon, pour son très intéressant travail sur Le doping de l’homme et du cheval. 2°. Mlle le Professeur Gilberte Rougier, de Bordeaux, pour ses importants Travaux sur certains aspects de la physiologie du sport. |
| 1966 | Deux prix ont été donnés. Premier prix décerné, à titre honorifique, à MM. les Professeurs Antoine Baisset, de Toulouse, et Joseph Montastruc, de Boulogne-sur-Gesse, pour leur travail fait en collaboration sur La sécrétion d’hormone antidiurétique neuro-hypophysaire au cours de l’activité physique [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1966 N° 6]. Second prix attribué à M. le Dr Jean-Claude Chignon, de Chelles, pour son ouvrage sur La rhénographie thoracique, son intérêt et ses applications en médecine sportive [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1966 N° 3]. |
| 1967 | M. le Dr Pierre Cabarrou, de Suresnes, pour son travail intitulé : Introduction à la physiologie de la plongée profonde, résultats expérimentaux. |
| 1968 | M. le Dr Max Patay, de Rennes, pour son ouvrage intitulé : Nouvelle contribution à l’étude de l’effort physique [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1968 N° 1]. |
| 1969 | M. le Professeur Jacques Corriol, de Marseille, pour son ouvrage intitulé : Physiopathologie de la plongée en apnée [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1969 N° 1]. |
| 1970 | M. le Dr Jean Segal, de Bienne-le-Château, pour son ouvrage intitulé : Problèmes psychologiques en sport. |
| 1971 | Non décerné. |
| 1972 | Non décerné. |
| 1973 | M. le Dr Jean-Pierre Fouillot, d’Esbly, pour son ouvrage intitulé : Différentes formes d’efforts et leurs effets sur l’activité électrique cardiaque du sportif [63239]. |
| 1974 | Non décerné. |
| 1975 | Prix attribué à M. le Dr Alain Naturel, de Nogent-sur-Oise, pour son Etude du réflexogramme achilléen chez le sportif de haute compétition [115493]. |
| 1976 | Prix partagé entre : 1°. M. Jean Benos, de Bayonne, pour son travail sur L’enfance inadaptée et l’éducation psycho-motrice [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1976 N° 1] ; 2°. M. le Docteur Michel Le Faou, de Boussy-Saint-Antoine, pour son ouvrage intitulé : A propos de l’encéphalopathie post-traumatique des boxeurs [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1976 sans N° Le Faou]. |
| 1977 | Prix attribué à M. le Docteur Pierre Mathevon, de Saint-Laurent-du-Pont, pour son ouvrage intitulé : Le contrôle médico-sportif, étude générale et application à une consultation hospitalière de médecine du sport [Acad. Méd. Prix Jeunesse et Sports 1977 sans N° Mathevon]. |
| 1978 | Prix attribué à M. Jean-Paul Rapp, de Paris, pour son travail sur le doping des sportifs [62014]. |
| 1979 | Accordé au Professeur Pierre Harichaux, d’Amiens, pour ses Travaux et son activité dans le domaine de la biologie et de la médecine du sport. |
| 1980 | Décerné au Docteur Xavier Barrois, de Gradignan, pour son Etude morphologique comparative d’étudiants sportifs et non sportifs [65217]. |
| 1981 | Prix décerné au Docteur Philippe Lapray, d’Auxerre, pour son travail intitulé : A propos des sections Sport-Etudes de la région de Bourgogne [65651]. |
| 1982 | Donné au Docteur Francisque Commandré, de Nice, pour son Ensemble de travaux sur la médecine du sport [65082]. |
| 1983 | Donné au Docteur Gérard Gabard, de Saint-Sauveur-de-Montagut, pour sa thèse intitulée : Accidents de football de la ligue Rhône-Alpes sur une saison sportive (1980-1981) [66219]. |
| 1984 | Donné au Docteur Jacques Chevaleraud, de Paris, pour son ouvrage intitulé : Œil et Sports [66839]. |
| 1985 | Décerné à MM. les Professeurs Hugues Monod, de Paris, et Roland Flandrois, de Lyon, pour leur ouvrage fait en collaboration et intitulé : Physiologie du sport [66935]. |
| 1986 | Attribué au Docteur Jean-Carlo Marchio, de Marseille, pour sa thèse intitulée : A propos d’une méthode de sélection des jeunes joueurs de tennis. Paramètres psychologiques à envisager [68810]. |
| 1987 | Non décerné. |
| 1988 | Docteur Eric Desandre-Navarre, d’Aix-en-Provence, pour sa thèse intitulée : Pathologie de la danse, enquête chez les danseurs et danseuses profesionnels de haut niveau [71237]. |
| 1989 | Non décerné. |
| 1990 | Docteur François-René Pilleboue, de Marseille, pour sa thèse intitulée : La pathologie des piscines [73107]. |
| 1991 | Docteur Raymond Danowski, de Pavillons-sous-Bois, pour son livre fait en collaboration avec M. Jean-Claude Chanussot et intitulé : Traumatologie du sport [73862]. |
| 1992 | Non décerné. |
| 1993 | Non décerné. |
| 1994 | Docteur Gilbert Pérès, de Saint-Mandé, pour son travail sur Exercice musculaire et fonctions de nutrition. |
| 1995 | Non décerné. |
| 1996 | Non décerné. |
| 1997 | Non décerné. |
| 1998 | Non décerné. |
| 1999 | Non décerné. |
| 2000 | Docteur Jean-Claude Labadie, de Cénac (Gironde), pour son mémoire : Droit de la santé et sport. |
| 2001 | Non décerné. |
| 2002 | Non décerné. |
| 2003 | Non décerné. |
| 2004 | Non décerné. |
| 2005 | M. Rémi Mounier, de Clermont-Ferrand, pour son travail sur L’expression dans le leucocyte et le muscle de la sous-unité alpha d’HIF-1 et de son antisens naturel chez les athlètes de haut niveau entraînés en hypoxie [Acad. méd. Prix 2005 L 2/3 H-O]. |
| 2006 | Non décerné. |
| 2007 | Docteur Michel Guinot, d’Echirolles, pour son travail sur Les intérêts de l’évaluation systématique des fonctions corticotropes et somatotropes et du remodelage osseux dans le dépistage et la réduction des conduites à risque chez le sportif de haut niveau [Acad. méd. Prix 2007 L 2/3 D-Lacombe]. |
| 2008 | Docteur François Bieuzen, de Paris, pour sa thèse sur l’Influence des propriétés musculaires sur un exercice de locomotion humaine : de l’efficience à la déficience motrice [105596] [Acad. méd. Prix 2008 L 1/3 A-G]. |
| 2009 | Non décerné. |
| 2010 | Non décerné. |
| 2011 | Non décerné. |
| 2012 | Non décerné. |
| 2013 | Décerné à Monsieur David Brauge de Toulouse, pour sa thèse intitulée Fréquence des complications dégénératives rachidiennes cervicales et du retentissement médullaire chez l’ex-rugbyman professionnel [Acad. méd. Prix 2013 L 1/5 A-B]. |
| 2014 | Non décerné. |
| 2015 | Non décerné. |
| 2016 | Non décerné. |
| 2017 | Non décerné. |
| 2018 | Non décerné. |
| 2019 | Non décerné. |
| 2020 | Attribué à Monsieur Étienne Merlin, 42 ans, pour ses travaux sur l’impact de l’arthrite juvénile idiopathique et des traitements sur la condition physique des enfants et adolescents [Acad. méd. Prix 2020 L 3/3 Letavernier-S]. |
| 2021 | Non décerné. |
| 2022 | Non décerné. |
| 2023 | Non décerné. |
| 2024 | Non décerné. |
Jérôme van Wijland
Références bibliographiques :
[CALLÈDE 2002] Jean-Paul Callède, « Les politiques du sport en France », L’Année sociologique, vol. 52, n° 2, 2002, p. 437-457.
[LÉGER 2017] François Léger, « Sport et alimentation durant l’Occupation : le cas du docteur Philippe Encausse », Site de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine [en ligne]. Billet publié le 27 mai 2017. Disponible à l’adresse : https://bibliotheque.academie-medecine.fr/sport-et-alimentation-durant-loccupation-le-cas-du-docteur-philippe-encausse/
Textes juridiques :
[ARRÊTÉ 27 OCTOBRE 1945] « Institution d’une récompense pour l’auteur du meilleur ouvrage dans les facultés de médecine », arrêté du 27 octobre 1945, Journal Officiel de la République française, 77e année, n° 259, 4 novembre 1945, p. 7274.
[ARRÊTÉ 29 DÉCEMBRE 1952] « Institution dans les facultés de médecine d’un prix destiné à récompenser l’auteur du meilleur ouvrage paru au cours de l’année scolaire concernant les activités physiques et sportives et leur contrôle médical », Journal Officiel de la République française, 85e année, n° 26, 30 janvier 1953, p. 877.
[ARRÊTÉS 16 AOÛT 1960] « Institution de récompenses attribuées par le haut commissariat à la jeunesse et aux sports », Journal Officiel de la République française, 92e année, n° 201, lundi 29 et mardi 30 août 1960, p. 8017-8018.
[ARRÊTÉ 29 juillet 1975] « Institution d’un prix à l’académie nationale de médecine », Journal Officiel de la République française, 107e année, n° 236, vendredi 10 octobre 1975, p. 10469-10470.
[ARRÊTÉ 27 mars 1981] « Institution d’un prix à l’académie nationale de médecine », Journal Officiel de la République française, n° 96, Numéro Complémentaire, jeudi 23 avril 1981, p. 4016.
[ARRÊTÉ 11 OCTOBRE 1985] « Arrêté du 11 octobre 1985 portant institution d’un prix de l’Académie nationale de médecine », Journal Officiel de la République française, 117e année, n° 247, mercredi 23 octobre 1985, p. 12267.
Inventaire du prix du ministère de la Jeunesse et des Sports dans Calames :
http://calames.abes.fr/pub/ms/Calames-202410221629334501190
Pour citer cet article :
Jérôme van Wijland, « Les prix de l’Académie – XI. Le prix du ministère de la Jeunesse et des Sports (depuis 1954) », Site de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine [en ligne]. Billet publié le 28 mars 2025. Disponible à l’adresse : http://bibliotheque.academie-medecine.fr/prix-jeunesse-et-sports/.

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