Les collections de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine s’enrichissent d’un ensemble de quatre nouveaux manuscrits de textes de Paul-Joseph Barthez (Montpellier, 1734 – Paris, 1806), tous liés à son enseignement à la Faculté de médecine de Montpellier. Deux de ces textes, datés, se rattachent de manière certaine à la période d’enseignement montpelliérain de Barthez : des Extraits de cours, en deux volumes, datés de 1765 ; un Cours de thérapeutique comportant l’indication de 1776. Un Traité des fièvres et un Cours de médecine pratique, non datés, complètent cet ensemble.
Les manuscrits reflétant les enseignements de Barthez ne sont pas rares. Il n’en existe pas de recensement exhaustif, et les études sur Barthez n’en mentionnent que quelques exemples [DI TROCCHIO 1997] [DULIEU 1971]. On trouvera en annexe de cet article une liste recensant différents cours et traités manuscrits de Barthez signalés dans les bibliothèques publiques, françaises et étrangères.
I. Paul-Joseph Barthez
Nos connaissances sur la biographie de Paul-Joseph Barthez reposent essentiellement sur deux textes publiés peu de temps après sa mort, qui fournissent notamment de nombreux détails sur ses années de formation et sa carrière de professeur à Montpellier. Le premier est l’éloge prononcé, un an après sa mort, par Jean-Baptiste Timothée Baumès (1756-1828), à l’occasion d’une séance publique extraordinaire de l’École de médecine de Montpellier, le 8 avril 1807 [BAUMÈS 1809]. Le second est l’œuvre d’un élève : Jacques Lordat (1773-1870), que Barthez a fait nommer prosecteur et qui est devenu professeur de médecine et d’anatomie à la Faculté de médecine de Montpellier. Il publie en 1818 une Exposition de la doctrine de P.-J. Barthez et mémoires sur la vie de ce médecin.
« Ce n’est pas sans dessein que j’ai laissé passer un long espace de temps depuis la mort de Barthez, avant d’entretenir le public de cet illustre Médecin. Persuadé qu’on doit plus à l’instruction des vivans qu’à l’honneur des morts, je voulais préserver mon travail de l’influence de mes affections particulières. Je devais donc attendre que le temps eût affaibli le sentiment de la perte de mon ami, afin que ces Mémoires ne devinssent pas malgré moi une sorte de panégyrique. » [LORDAT 1818 p. 1]
En dépit de son intention déclarée d’éviter le panégyrique, ce texte pose avec celui de Baumès les bases d’une glorieuse renommée posthume qui s’est prolongée jusqu’aux historiens contemporains, au premier plan desquels les montpelliérains [DULIEU 1971] [HAIGH 1977]. Paul-Joseph Barthez est né à Montpellier en 1734, d’un père ingénieur qui résidait à Narbonne. Ses deux premiers biographes dessinent le portrait d’un petit prodige d’érudition, portrait que synthétise et diffuse le contemporain Dictionnaire des biographies médicales de Panckoucke :
« Dès ses premières années, il annonça un goût passionné pour l’étude ; sans cesse on le voyait un livre à la main ; le châtiment qu’il redoutait le plus, et le seul même qui le fit pleurer, était d’en être privé. On croira difficilement qu’à l’âge de 5 ans, il souffrit, sans se plaindre, l’amputation de la dernière phalange du pouce de la main gauche, et n’arrêta l’opérateur que pour faire renouveler la promesse qu’on lui avait faite de ne plus le gêner dans ses lectures s’il consentait à cette extirpation. » [PANCKOUCKE 1820 p. 572]
Barthez commence ses études à Narbonne, chez les Pères de la Doctrine chrétienne, qui lui procurent la culture classique qui lui permettra plus tard, au titre de divertissement, de concourir avec succès pour des prix, sur des sujets tels que le paganisme en Gaule ou les cités grecques après Actium. « Plusieurs langues lui devinrent familières », nous dit Baumès, au premier plan desquelles le grec. Il vient étudier la médecine à Montpellier en 1750. Après trois ans d’études, il est bachelier le 13 février 1753, licencié le 16 juillet, et docteur le 3 août de la même année. Après un passage à Paris où, sous la protection de Camille Falconet, il entre en contact avec d’illustres savants, dont Jean d’Alembert, c’est comme médecin ordinaire des troupes stationnées en Normandie puis en Allemagne durant la Guerre de Sept ans qu’il commence sa pratique médicale. Revenu à Paris après avoir contracté le typhus, il commence son œuvre médicale. Il collabore au Journal des sçavans et à l’Encyclopédie, pour laquelle il signe 22 articles [DI TROCCHIO 1981]. Ce sont essentiellement des textes consacrés à l’anatomie et à la médecine, pour les lettres E et F (ce qui correspond aux volumes parus en 1756 et 1757 ; Barthez a alors 22 ans et se trouve à Paris), mais on relèvera également les articles « Faune », « Fascination », « Force des animaux » et « Haute-contre » qui témoignent de sa profonde culture livresque, alimentée par des lectures compulsives et notamment par sa fréquentation « des 45 000 volumes de la collection de Falconet. » [DULIEU 1971 p. 150]. C’est sans doute sa culture classique qui l’amène à promouvoir, au détour d’un Traité des fièvres, cette curieuse thérapeutique :
« on a été pour guérir les fièvres intermittentes jusqu’à conseiller les plaisirs de l’amour, et un ancien Poëte dit qu’un des meilleurs remèdes de cette fièvre, est dès l’entrée de l’accès se jeter dans les bras d’une jeune fille toute nue et d’un bon tempérament. » [TRAITÉ DES FIÈVRES p. 52]
En 1759, la libération de la chaire de Jean-François Imbert à Montpellier ouvre au concours un poste de professeur. Au terme d’une procédure longue et marquée par de nombreux conflits, sur laquelle ses biographes s’étendent longuement, il est nommé par Louis XV professeur de médecine et installé le 17 avril 1761. En 1773 il devient chancelier adjoint, puis chancelier titulaire en 1785. À partir de 1781, il s’installe à Paris et accumule charges et honneurs : associé libre de l’Académie des sciences, de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, associé ordinaire de la Société royale de médecine, médecin-consultant du roi, médecin de tous les régiments de dragons, membre du Conseil de santé établi en 1788 par le roi.
II. Un pédagogue hors-pair
Même s’il s’agit d’un lieu commun de bien des hagiographies médicales, on doit évoquer ici les qualités d’enseignant que ses biographes prêtent à Barthez. « Comme il n’aimait pas se répéter, et qu’il faisait chaque fois un nouveau cours pensant d’ailleurs que c’était la meilleure façon d’apprendre, il eut tôt fait de se tailler une renommée sans égal. » [DULIEU 1971 p. 152]. Là encore, écoutons Lordat :
« Ses succès dans la chaire didactique furent bientôt des plus brillants. Ceux qui ont suivi ses leçons n’en parlent qu’avec enthousiasme. Les moins prévenus en sa faveur disent de lui ce que Haller disait de Boerhaave : D’autres peuvent t’égaler en savoir ; mais il n’a pas point de rival dans l’art d’enseigner (citant Haller, Bibl. Anat. § 928). Je ne l’ai pas entendu professer ; mais d’après les observations que j’ai faites sur sa manière de discuter dans la conversation, et de disserter aux thèses où sa dureté d’oreille ne lui permettait pas de suivre la méthode ordinaire de l’argumentation, d’après l’inspection de ses notes manuelles ou brevets, enfin d’après ce que m’ont raconté ses disciples, j’ai tâché de m’expliquer l’effet continu qu’il produisait dans ses leçons. » [LORDAT 1818 p. 36-37]
Le même Lordat propose en outre une explication au succès rencontré par Barthez auprès de ses élèves :
« D’abord il préparait ses leçons avec le plus grand soin ; il n’épargnait pour cela ni le temps ni le travail. A force de penser à un objet, il y découvrait toujours quelque rapport qui n’avait pas été vu, ou qu’on avait trop négligé. Comme il devait supposer que ceux qui l’écoutaient, avaient entre leurs mains les livres scolastiques les plus en vogue sur la matière dont il s’occupait, il passait rapidement sur les points connus ; mais il pesait sur les idées qui lui étaient propres, et chaque sujet acquérait ainsi dans sa bouche une teinte de nouveauté. » [LORDAT 1818 p. 38]
Des cours nombreux, renouvelés, des élèves captivés : voilà qui peut expliquer le nombre relativement important de manuscrits de cours non publiés conservés dans les bibliothèques publiques, auxquels viennent s’ajouter aujourd’hui les quatre manuscrits acquis par notre Bibliothèque. Le texte de ces cours trahit souvent, notamment dans les préambules, les préoccupations pédagogiques et méthodologiques de Barthez. D’après le témoignage de ses disciples, déclare le Baron Desgenettes dans son éloge de 1806, « il répandait sur ses leçons une clarté que l’on ne retrouve pas toujours dans ses écrits. » [DESGENETTES 1806 p. 5]. Dans son Traité des fièvres, il donne ainsi des conseils pour s’orienter dans la profusion des écrits à disposition de qui veut les étudier :
« On peut diviser les ouvrages que nous avons sur les fièvres : en deux espèces, la première comprend les traités des fièvres complets, c’est-à-dire ceux qui traitent de toutes les espèces des fièvres, la seconde ceux qui ne traitent que d’un certain genre des fièvres : tant parmi les anciens, que parmi les modernes, le nombre des traités des fièvres est prodigieux, mais cela ne paraîtra pas surprenant à quelqu’un qui sait que les fièvres sont de toutes les maladies les plus communes et si on embrasse sous cette dénomination les maladies inflammatoires elles sont du moins les 2/3 des maladies internes. La première espèce de traités des fièvres est non seulement très défectueux, mais même la lecture peut en être nuisible, et cela par la raison qu’on ne s’est pas contenté de donner dans ces traités l’histoire de la maladie et des remèdes qui ont du succès dans telle, ou telle circonstance, mais on a voulu plier des faits pratiques à des théories hétérogènes futiles et qui ne se marient du tout à notre état, chacun voulant tout rapporter à son système, et tout expliquer par ce moyen, a donné selon son gré des limites à la nature, les uns en attendant les limites qu’elle a, les autres au contraire en les resserrant, aussi observe-t-on que dans un grand nombre de ces traités, on n’en saurait trouver deux qui se ressemblassent et comme l’a très bien remarqué Ramazzini [Ramazzini, Bernardino (1633-1714)] quelqu’un qui saurait plusieurs de ces traités bien loin de se trouver plus instruit serait comme le vieillard de Térence incertior multo sum quam dudum. Il est nécessaire de retrancher de nos traités toute la théorie qui donne des limites à la nature, et nous ne devons jamais déduire les préceptes de l’art de guérir à des connaissances étrangères à cet art, ce n’est pas que nous voulions établir en médecine une barbarie, et bannir toutes les sciences étrangères, nous en conseillons au contraire beaucoup la lecture, comme le moyen le plus sûr de nous tenir en garde contre les théories qu’on en a déduites. Quant à la seconde espèce de traités des fièvres ceux-là sont précieux, parce qu’on s’est beaucoup plus attaché à rapporter des cas de pratique, et beaucoup moins à la théorie, il est malheureux que les recueils intéressants d’observations éparses, soient écrits en diverses langues que nous ignorons la plupart, nous ne conseillons cependant pas à quelqu’un de les étudier toutes, telles que l’anglais, l’espagnol, l’italien, et de négliger les plus difficiles telles que le grec, l‘arabe parmi les anciens, et l’allemand parmi les modernes. » [TRAITÉ DES FIÈVRES p. 1-2]
III. Barthez théoricien
Ces cours constituent en outre une source importante pour la doctrine de Barthez : non seulement pour sa manière de diagnostiquer et traiter les différentes affections, mais de façon plus large sur sa conception de la connaissance médicale. Car la thérapeutique de Barthez, ses considérations de pratique médicale s’inscrivent dans une vision théorique plus large, qu’on a qualifiée de vitalisme et dont Barthez est l’un des principaux promoteurs.
Barthez est en effet connu comme un théoricien majeur du « vitalisme montpelliérain ». C’est déjà comme tel qu’il est célébré par ses deux premiers biographes. Barthez commence sa carrière de professeur à Montpellier dans le contexte d’un affrontement des doctrines. Les théories de Newton ont exercé une influence profonde dans tous les domaines du savoir. En médecine, cette influence se traduit par l’idée que les lois de la matière et du mouvement sont à même de rendre compte du fonctionnement du corps. Herman Boerhaave (1668-1738) est le principal représentant de ces doctrines mécanistes, en perte d’influence à Montpellier au XVIIIe siècle. À la même époque, Stahl professe un animisme, relayé dans les années 1730 par le Montpelliérain François Boissier de Sauvages (1706-1767), qui conteste l’interprétation du corps comme une horloge animale : abandonné à lui-même, le corps humain, fondamentalement hétérogène, serait inexorablement voué à la corruption sans être maintenu et coordonné par l’âme (anima). L’intérêt de ce système est d’expliquer des phénomènes de coordination au sein de l’organisme, mais avec le défaut de placer derrière cet ordre une intention, à l’instar des actes moraux. Albrecht von Haller (1708-1777) anime la matière des organes individuellement, au moyen des concepts d’irritabilité (musculaire) et de sensibilité (nerveuse) qui caractérisent chacun d’entre eux. À partir de son étude sur les glandes, Théophile de Bordeu (1722-1776) ajoute à la physique et à la chimie un principe vital qu’il appelle « sensibilité », qui n’est pas extérieure mais commune à chacun des organes. Les « sensibilités » de tous les organes, accumulées, constituent la vie. Bordeu peut être rangé parmi les « solidistes » : contre la théorie des « humeurs », il affirme que la maladie ne tient qu’à des affections du « solide », c’est-à-dire de la fibre des organes. Barthez, quant à lui, juge inutile la multiplication des causes, impliquée par l’idée d’une sensibilité spécifique de chaque organe, et préfère recourir à la notion de principe vital, distinct tant de l’âme que du corps [HAIGH 1977 p. 8]. La distinction a des conséquences sur la thérapeutique, que Lordat prend soin d’expliciter :
« Bordeu qui considère chaque organe comme un animal, a pu dire que la maladie dépend de l’action augmentée ou diminuée de quelque partie. Mais Barthez voit tout dans l’unité vitale ; c’est cette unité qui est le substratum de la modification morbide, et non pas une partie quelconque. Lorsque pour s’accommoder au langage commun fondé sur des apparences, il consent à dire qu’une telle maladie appartient à un tel système d’organes ; que les écrouelles, par exemple, sont une maladie du système lymphatique, cette manière de parler n’a pas dans sa bouche la même acception que chez les Solidistes : elle signifie seulement que dans cette maladie la cause active de l’individualité vitale, qui est vicieusement modifiée, exécute ses actes morbides plus particulièrement sur le système en question que sur les autres parties du corps. » [LORDAT 1818 p. 287-288]
Ces désaccords et distinctions n’expriment pas seulement des subtilités théoriques, elles s’inscrivent dans des problèmes plus généraux, au sein d’un processus historique global. Roselyne Rey peut ainsi écrire à propos du vitalisme que :
« L’étude d’un courant médical ne peut se réduire à une analyse des concepts qui le sous-tendent mais doit nécessairement inclure celle des pratiques qui le définissent, son rapport aux institutions, et pour la période considérée, plus particulièrement son mode d’inscription dans le processus révolutionnaire, sa contribution à la mise en place d’une réforme de l’enseignement de la médecine et de la profession médicale. » [REY 2000 p. 2 ]
C’est précisément là ce qui donne à ces manuscrits, cours de médecine pratique, de thérapeutique, traité des fièvres, le caractère d’une source essentielle pour compléter les ouvrages théoriques, dans le cas de Barthez les Nouveaux éléments de la science de l’homme de 1778, réédités en 1806 [BARTHEZ 1778]. Federico di Trocchio a souligné l’importance comme source de ces cours qui n’ont circulé que sous forme manuscrite, et il en a donné un exemple dans son étude sur l’impact sur la thérapeutique de la théorie du principe vital, à partir d’un Cours de thérapeutique conservé à la Bibliothèque de Montpellier. [DI TROCCHIO 1997]
Dans le Cours de thérapeutique de 1776, Barthez condense en effet en un paragraphe des considérations sur l’esprit le plus général de sa science, le rôle de la médecine clinique et les limites des connaissances savantes :
« Nous imiterons Newton, qui dans son livre admirable De l’arithmétique universelle pose d’abord des règles générales très vastes suivies de problèmes curieux dont la solution met l’esprit en état de pouvoir ensuite en résoudre des nouveaux et des plus difficiles. Nous donnerons conséquemment des règles générales et très étendues, nous les appliquerons ensuite à un certain nombre de cas particuliers ce qui formera peu à peu votre esprit et le mettra en état de les appliquer à des nouveaux cas de la manière la plus juste. On se forme encore à cette justesse sous la conduite d’un grand praticien. Des grands médecins le décident souvent pour telle ou telle méthode de traitement sans savoir bien souvent eux-mêmes pourquoi. On voit surtout cela parmi les médecins d’hôpitaux, cela prouve la fausseté de ce mot de Boerhaave, qu’un médecin qui saurait tout ce qu’il est possible de savoir en médecine (ce qui est impossible) pourrait après le traitement d’une maladie rendre raison de son procédé comme un jurisconsulte d’un procès, les lois une fois posées. Celui-ci a un guide sûr pour se conduire mais il n’est pas de même d’un médecin, il n’a point de chemin frayé pour agir ; ce qu’il fait qu’il se détermine par instinct, sans qu’il soit en état de dire la raison pour laquelle il a choisi ce temps, ce remède. Il serait cependant à souhaiter qu’il le sût et il le saurait en effet si depuis le commencement de sa pratique il avait eu la précaution de réfléchir jusqu’aux plus petites circonstances qui l’ont déterminé et qu’il s’en fût fait une espèce de calcul (Car en médecine tout doit être calculé). Il marcherait bien plus sûrement et pourrait rendre raison de toutes ses démarches. Je ne connais parmi une foule d’auteurs de thérapeutique que j’ai consultés que deux qui soient dignes d’être lus et que je vous conseille. Tous les autres sont mauvais remplis de puérilité de définition des choses les plus claires et par conséquent très inutiles, vides de bonnes choses. Ces deux livres précieux, et qui méritent d’être médités sont parmi les anciens Galien depuis le 7e livre de son Methodus medendi, jusqu’au 14e. Les 6 premiers ne sont pas de la même force. Parmi les modernes Vallesius [Valles, Francisco (1524-1592)] quoiqu’il soit cependant un peu trop enthousiaste de la méthode des anciens. Nous avons dit ci-dessus que nous nous étions proposés de donner certaines règles générales qui doivent nous servir de guide dans presque tous les cas qui pourront se présenter. Pour trouver des règles générales il faut deux choses les observations et le raisonnement. » [COURS DE THÉRAPEUTIQUE p. 2-6]
L’enjeu des questions théoriques et méthodologiques pour la reconnaissance de la profession médicale est encore suggéré par les premières lignes du Cours pratique de médecine :
« Il faut, avant d’entrer en matière, venger la médecine des injures que lui font trois espèces de détracteurs. Premièrement les comiques comme Molière, ont jeté un ridicule sur cet art. Ce ridicule était fondé en ce que le plus grand nombre étant celui des mauvais médecins, dont toute la science se réduit à seignare purgare et clisterisare, on a étendu la critique sur la médecine même. Deuxièmement, les philosophes ou soi-disant tels qui n’ayant pas de grandes connaissances de la médecine et d’ailleurs portés à la philosophie exclusivement à toute autre science ont pris plaisir à la critiquer en ce qu’ils ont cru y voir un air de hasard. Troisièmement, les mathématiciens, accoutumés à se nourrir de vérités abstraites ne voyant que des probabilités dans la médecine et ne croyant pas que cela mérite le nom de science. Mais rien ne prouve plus combien la médecine est au-dessus de tous les autres arts que la solution de quelques problèmes qui se rencontrent dans la pratique dans lesquels le médecin voit clairement que son malade périra s’il ne suit pas un tel traitement préférablement à tout autre. Par exemple, dans une fièvre intermittente maligne il y a 100 à parier contre un qu’en gorgeant le malade de quinquina on le sauvera, et qu’au contraire on le tuera si on se contente de le saigner et de le purger de deux jours l’un. » [COURS PRATIQUE DE MÉDECINE p. 3]
Les préliminaires de ses cours contiennent notamment des réflexions sur la place et la méthode de l’observation médicale. Chez lui, la lecture d’ouvrages médicaux ne s’oppose pas au primat de l’expérience et de l’observation : pratiquée avec discernement, elle en devient même la condition. C’est pourquoi, contre les Empiriques, il invite à la lecture, seule à même d’effectuer et d’ordonner de fructueuses observations :
« Ils donnent encore une plus mauvaise raison en disant que quand on se remplit la tête des auteurs en s’appliquant trop à leurs études on se remplit le cerveau d’idées dont on ne peut pas se rappeler que confusément. Cela peut bien s’appliquer aux personnes qui dévorent pour ainsi dire les livres sans aucune attention mais il en est de même de l’étude comme la digestion si on prend trop d’aliment pour qu’il puisse être bien digéré il s’en suivra nécessairement une indigestion ainsi par analogie si on modère son étude suivant les forces digestives de son esprit et qu’on s’attache seulement à saisir les idées mères, c’est-à-dire celles qui étant semées dans l’esprit peuvent en faire germer de nouvelles en se mettant à couvert des reproches que vous font ces empiriques à ce sujet. » [EXTRAITS DES COURS, I p. 3-4]
« Les empiriques parlent toujours d’observations et ne savent pas ce que c’est qu’observer, c’est ce que je prouve. Observer n’est pas seulement se contenter de la vue mais c’est étudier les phénomènes sensibles aux yeux des empiriques on doit s’en faire un tableau juste et le confronter avec toute l’histoire des maladies qu’on doit avoir présente toujours dans son esprit on doit en faire autant pour les causes et pour le plan qu’on doit suivre dans la curation voilà ce que doit faire un médecin auprès du lit d’un malade et non pas se contenter de voir les phénomènes sensibles sans se mettre devant les yeux ce que l’on a appris par la dissection et par la lecture des meilleurs observateurs. » [EXTRAITS DES COURS, I p. 6]
IV. Médecine pratique : la « colique du Poitou »
Outre ces préliminaires théoriques et méthodologiques, les cours manuscrits de Barthez sont avant tout une source sur la manière de traiter telle ou telle affection, sur la thérapeutique et l’état des savoirs tels qu’ils sont enseignés par Barthez à Montpellier. Au hasard de la table des matières du volume 2 des Extraits des cours sur la médecine pratique de M. Barthez, on rencontre par exemple, p. 265, la rubrique « De la colique du Poitou ». Les manifestations de cette maladie, à propos de laquelle Judith Rainhorn a parlé d’une « irruption brutale, à partir de 1820-1830, d’une réalité pathologique jusqu’ici demeurée silencieuse, grâce à l’invention des outils qui permettent de l’évaluer » [RAINHORN 2019 p. 13], étaient connues depuis l’Antiquité et ses causes avaient fait l’objet de bien des conjectures. Aux XVIIe et surtout à partir du milieu du XVIIIe siècle, une série de publications alimentent de nombreux débats.
Au début du XIXe siècle, François Victor Mérat de Vaumartoise ouvre son traité par un bref historique qui suggère une certaine confusion dans l’identification du mal, avec des désaccords sur les causes, sur les symptômes, enfin sur les traitements [MÉRAT 1812]. Cette confusion s’accompagne de classifications et dénominations variées, compliquées par l’ambiguité de certaines désignations : Colique du Poitou (colica Pictonum) ou colique des peintres (colica Pictorum), colique de Poitiers ou colique des potiers : « jusqu’aux années 1760 au moins, la dispersion est donc de règle et l’étiologie commune de l’ensemble de ces affections est un impensé » [RAINHORN 2019 p. 49]. La confusion règne en effet sur les causes de la maladie : Jaucourt, dans l’Encyclopédie, insiste pourtant sans ambiguïté sur la responsabilité du plomb : « Il est donc certain que toutes les parties du plomb, ses exhalaisons, sa poudre & ses préparations, produisent principalement la colique de Poitou. » [JAUCOURT 1753] Mais Astruc, par exemple, qui place son siège dans le système nerveux, estime qu’un coup porté sur la colonne vertébrale peut causer une colique métallique. Pour Mérat, on devrait réserver le terme de colique du Poitou à une colique végétale, qu’il faut distinguer de la métallique : c’est une colique des campagnes, que certains auteurs, souligne-t-il, attribuent à l’usage du cidre [MÉRAT 1812].
Le texte de Barthez apparaît à son tour comme une illustration de cette difficulté à cerner la maladie : dans ses Extraits du cours de médecine pratique, la colique métallique n’est qu’une variante de la colique du poitou, causée par des fruits trop verts ou par les vases de plomb ayant contenu le vin. La deuxième variante diffère par ses manifestations et se rencontre plus communément en Hollande : Barthez n’incrimine pas le plomb pour cette deuxième variante, alors que la Hollande est devenue dès le milieu du XVIIe siècle un haut lieu de la production de Céruse [RAINHORN 2019 p. 25]. On donne ci-dessous le texte complet de la rubrique « Colique du Poitou » des Extraits des cours sur la médecine pratique (orthographe modernisée) :
[p. 265] « Je reconnais deux espèces de coliques de Poitou, 1èrement celle qui est produite par les poisons minéraux ou de tout autre règne 2èment celle qui est causée par un défaut du mucus qui enduit naturellement la tunique des intestins soit qu’il soit enlevé tout à fait soit qu’il soit trop ténu dessous et qu’il se détache facilement on l’appelle colique des peintres de Poitou mais tous ces noms vont au même but et sont égaux. On caractérise cette maladie par la paralysie des membres qui lui est pour l’ordinaire succédée mais ce caractère ne lui est pas propre car la colique nerveuse si elle ne se termine pas par inflammation brute ou par la gangrène dégénère en paralysie et voilà pourquoi Tronchin [Tronchin, Theodore (1709-1781)] a tant multiplié les coliques de Poitou car
[p. 266] il croyait qu’il n’y avait que celle-là qui peut se terminer par la paralysie ainsi il vaut beaucoup mieux fonder son caractère sur des signes qui lui sont propres. La première espèce provient souvent par l’abus des fruits verts et c’est cette raison qui fait qu’elle est endémique dans les îles. La boisson de cidre [sydre] vert les boissons trop fermentées ou trop acides les particules métalliques et principalement du plomb sont les causes les plus ordinaires de cette maladie de la vigne que l’on l’appelle saturnina. Le vin qui a fermenté dans des vases de plomb les vapeurs de plomb sont les causes ordinaires et même l’abus des préparations de plomb car Tissot [Tissot, Samuel Auguste André David (1728-1797)] rapporte qu’il a vu survenir cette colique à un grand usage de sel de Saturne.
La seconde espèce est plus chronique que la précédente. Elle dure même des années elle est plus commune en Hollande que chez nous et Gabius [Gaubius, Hieronymus David (1705-1780)] Van Zeld [Van Zelst, Theodorus (fl. 1700-1738)] l’ont très bien traité. On la distingue de la métallique en ce qu’elle n’est pas produite par des poisons mais
[p. 267] communément par la répercussion d’une humeur acre comme dans la goutte, en ce qu’elle est beaucoup plus chronique, enfin en ce qu’il y a une fièvre lente tandis que dans la métallique il n’y a ni indice de fièvre, ni d’inflammation. Les malades ont des anxiétés, des douleurs dans le bas ventre. Les muscles du bas ventre s’étendent en se rapprochant de l’épine et le nombril semble rentrer au-dedans et il semble que dans cette partie la douleur s’y est concentrée. Ils ressentent un retirement du bas-ventre. Ils ont la constipation et le ventre est si resserré qu’on a souvent de la peine à faire passer les lavements. Il y a une rétraction de l’anus. La voix est rauque, il y a quelquefois des veilles continuelles, des convulsions, le hoquet et elles se terminent enfin pour l’ordinaire par la paralysie des extrémités supérieures et quelquefois des inférieures en même temps. Cette paralysie dans lesquels les malades conservent le sentiment et souvent la chaleur ne fait pas cesser la douleur. Les malades tombent dans le
[p. 268] marasme et M. d’Haen [Haen, Anton de (1704-1776)] a observé que lorsqu’il y avait quelque reste de mouvement dans la partie paralysée les muscles extenseurs et supinateurs étaient plus affectés de sorte que les malades ne peuvent se tenir debout, ni sur les genoux lorsque les jambes sont affectées. Baglivi [Baglivi, Giorgio (1668-1707)] rapporte qu’il a observé assez constamment dans cette maladie une tumeur un peu dure et mobile sur le métacarpe et Maloet [Maloet, Pierre Louis Marie (1730-1810)] rapporte que la rentrée de cette tumeur produisait une mort soudaine. M. d’Haen craint les rechutes de cette maladie tant que cette tumeur existe. M. Astruc [Astruc, Jean (1684-1766)] prétend que la moëlle qui en étant comprimée par la luxation des vertèbres peut être la cause de cette maladie mais cela ne nous apprend rien et d’après les faibles connaissances que nous avons du système nerveux nous ne devons pas rendre raison des phénomènes qui s’observent dans cette maladie. Il paraît qu’il y ait un spasme dans les intestins de même que du péritoine qui produit cette rétraction du nombril qui s’observe presque toujours et celle de
[p. 269] l’anus. Les méthodes qu’on suit ordinairement dans le traitement de cette maladie ne sont pas si opposés qu’on le pense communément. On croit que la méthode que l’on suit à l’hôpital de Paris et dans celui de Vienne sont totalement opposés mais sans fondement car ces deux pratiques vont à la même fin. À Vienne on emploie les émollients les huileux combinés avec l’opium. M d’Haen rapporte qu’il a vu de très heureux succès de cette pratique quoique Baglivi dise que l’opium détermine la paralysie dans les personnes disposées mais lorsqu’il est donné à propos il est au contraire très avantageux. À Paris on donne un émétique fort. Ces deux méthodes là sont très avantageuses et tendent toutes deux au même but. On peut employer aussi les bains tièdes lorsqu’il y a une constipation opiniâtre. Il faut faire recevoir de la fumée de tabac en lavement. Hoffman [Hoffman, Friedrich (1660-1742)] a vu de bons effets de cette pratique. Verllofp [Werlhof, Paul Gottlieb (1699-1797)] a donné avec succès dans ces
[p. 270] constipations opiniâtres le soufre préparé avec le sel de tartre jusques à la dose de demi-gros et 3 ou 4 heures après un mélange d’huile d’amande douce et la moitié environ d’eau vulnéraire. Ce mélange est fondé sur de bons principes quoiqu’en dise Lieutaud [Lieutaud, Joseph (1703-1780)].
Lorsque le malade est en convalescence, il faut lui faire prendre les eaux minérales, l’assujettir à la diète blanche, lui donner le quinquina mais ces remèdes ne sont indiqués que dans la convalescence du malade dans cette espèce est la base du traitement. Dans la seconde ou la chronique Maloet a employé une méthode très avantageuse dans cette seconde espèce et employait l’opium, les adoucissants, les mucilagineux, les calmants et en venait ensuite au purgatif léger et donnait entre autres l’alun à forte dose pour produire une astriction modérée des glandes intestinales afin de diminuer la ténuité d’humeur qu’elles filtrent et d’en assurer l’épaississement mais dans les sujets qui
[p. 271] étaient trop faibles pour soutenir l’usage de l’alun il donnait des astringents végétaux et donnait aussi avec succès une préparation des mines de fer. Il en posait le sel de tartre à l’air libre jusqu’à ce qu’il fût réduit à une poudre gluante et mettait du fer dans ce sel. Il ajoutait ensuite les camardins et les sucs antiscorbutiques avec de très bons effets de cette préparation il ne faut pas donner ici des remèdes trop rafraîchissants ni trop échauffants mais il faut savoir tenir un juste milieu et donner des remèdes capables d’augmenter les forces de l’estomac et la vitalité du sang. » [EXTRAITS DES COURS, II p. 265-271]
François Léger
Manuscrits de cours de Paul-Joseph Barthez conservés à la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine :
[MÉDECINE PRATIQUE] Ms 895 (1766). Médecine pratique par Mr Barthés professeur a Montpellier 1766.
[COURS PRATIQUE DE MÉDECINE] Ms 1194 (2065). Barthes. Cours pratique de médecine.
[TRAITÉ DES FIÈVRES] Ms 1195 (2066). Mr Barthes. Traitée [sic] des Fievres.
[COURS DE THÉRAPEUTIQUE] Ms 1196 (2067). Cours de thérapeutique. Extrait des leçons de Mr. Barthes chancelier adjoint du Ludovicée de Montpellier. Cours pratique de médecine. A Montpellier, MDCCLXXVI.
[EXTRAIT DES COURS] Ms 1197 (2068) n° 1-2. Extrait des cours de M. Barthes sur la médecine pratique, 2 vols, 1765.
Bibliographie :
[BARTHEZ 1778] Paul-Joseph Barthez, Nouveaux éléments de la science de l’homme, Tome premier [Pas d’autre tome paru], À Montpellier : chez Jean Martel aîné, 1778 [2ème éd. Paris, Goujon & Brunot, 1806].
[DESGENETTES 1806] Nicolas-Dufriche Desgenettes, Discours prononcé aux obsèques de M. de Barthez, ancien conseiller d’Etat et chancelier de l’Université de Montpellier… Par M. Desgenettes… le 17 octobre 1806, Paris, de l’imprimerie de la Société de médecine, [s.d.].
[DULIEU 1971] Louis Dulieu, « Paul-Joseph Barthez », Revue d’histoire des sciences, tome 24, n° 2, 1971, p. 149-176.
[DI TROCCHIO 1981] Federico Di Trocchio, « Paul-Joseph Barthez et l’Encyclopédie », Revue d’histoire des sciences, 1981, vol. 34, n° 2, p. 123-136.
[DI TROCCHIO 1997] Federico Di Trocchio, « The Vital Principle in Therapy: Barthez and the Theory of Fluxions », in Guido Cimino et Francois Duchesneau (dir.), Vitalisms from Haller to the Cell Theory; proceedings of the Zaragoza symposium, XIXth International Congress of History of Science, 22-29 August 1993, Firenze, Leo S. Olschki Editore, 1997, p. 83-109
[HAIGH 1977] Elizabeth L. Haigh, « The Vital Principle of Paul-Joseph Barthez : the Clash between Monism and Dualism », Medical History, 1977, vol. 21, p. 1-14.
[LORDAT 1818] Jacques Lordat, Exposition de la doctrine de P.-J. Barthez et mémoires sur la vie de ce médecin, Paris, Chez Gabon, Libraire, rue de l’École de médecine, 1818.
[BAUMÈS 1809] Jean-Baptiste Timothée Baumès, Éloge de Paul Joseph Barthez, 2e édition, A Montpellier, De l’Imprimerie de Jean-Germain Tournel, 1809 [1ère éd. 1807].
[JAUCOURT 1753] Louis de Jaucourt, « Colique de Poitou », Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, vol. 3, A Paris, chez Briasson, rue Saint Jacques, à la science. David l’aîné, rue Saint Jacques, à la plume d’or. Le Breton, Imprimeur ordinaire du Roy, rue de la harpe. Durand, rue Saint Jacques, à Saint Landry, & au griffon, 1753, p. 620-621.
[MÉRAT 1812] François-Victor Mérat, Traité de la colique métallique, vulgairement appelée colique des peintres, des plombiers, de Poitou, etc. ; avec une description de la colique végétale, et un mémoire sur le tremblement des doreurs sur métaux, 2e édition, Paris, Méquignon-Marvis, 1812.
[PANCKOUCKE 1820] « Paul-Joseph Barthez », in Dictionnaire des sciences médicales. Biographie médicale, tome 1, Paris, C. L. F. Panckoucke, 1820, p. 572-588.
[RAINHORN 2019] Judith Rainhorn, Blanc de plomb. Histoire d’un poison légal, Paris, Presses de SciencesPo, 2019.
[REY 2000] Roselyne Rey, Naissance et développement du vitalisme en France de la deuxième moitié du 18e siècle à la fin du Premier Empire, Oxford, Voltaire Foundation, 2000 [1ère éd. 1988].
Pour citer cet article :
François Léger, « Paul-Joseph Barthez, professeur à Montpellier », Site de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine [en ligne]. Billet publié le 3 avril 2026. Disponible à l’adresse : https://bibliotheque.academie-medecine.fr/ms-1194-2065.
Annexe : manuscrits des cours de Paul-Joseph Barthez
Les références ci-dessous renvoie à leur notice dans un catalogue en ligne. Les autres sont signalées dans les listes partielles fournies par [Di Trocchio 1997] et [Dulieu 1971].
| Titre | Cote | Date | Localisation |
| Cours de fièvres | Ms 334 | Bibliothèque municipale de Montpellier | |
| Recueil de consultations faites par M. Barthez | Ms 256 | Bibliothèque municipale de Montpellier | |
| Cours de thérapeutique | Ms 256 | Bibliothèque municipale de Montpellier | |
| Cours de matière médicale | Ms 333 | Bibliothèque municipale de Montpellier | |
| Traité des fièvres. Cours de thérapeutique. | MS.1078 | c. 1790 | Wellcome Collection |
| Cours de thérapeutique | Ms 1160 Rès | XVIIIe siècle | Bibliothèque municipale de Grenoble |
| Cours complet de médecine pratique par M. Barthez | R 7556 | 1791 | Bibliothèque municipale de Grenoble |
| Cours de matière médicale par Barthez | H 534 | XVIIIe siècle | Manuscrits de l’Université de Montpellier, Bibliothèque Universitaire Historique de médecine |
| Cours de thérapeutique, par Barthez | H 535 | XVIIIe siècle | Manuscrits de l’Université de Montpellier, Bibliothèque Universitaire Historique de médecine |
| Traité des fièvres, par Monsieur Barthez, chancelier de l’université de médecine de Montpellier, intendant du jardin royal et professeur de botanique et d’anatomie | H 536 | 1777 | Manuscrits de l’Université de Montpellier, Bibliothèque Universitaire Historique de médecine |
| « Extraits du cours d’Institus de médecine pratique, donné par M. Barthez, professeur, aux étudiants en médecine en 1767 » | H 569 | XVIIIe siècle | Manuscrits de l’Université de Montpellier, Bibliothèque Universitaire Historique de médecine |
| Précis du cours de la thérapeuthique de M. de Barthés, docteur et professeur au ludovicée de médecine, par I. Groux, étudiant en médecine. À Montpellier | H 902 | XVIIIe siècle | Manuscrits de l’Université de Montpellier, Bibliothèque Universitaire Historique de médecine |
| Cours de thérapeutique | Ms 18 | Bibliothèque municipale de Rodez | |
| Cours de matière médicale | Ms 72-73 | Bibliothèque municipale de Rodez | |
| Cours de thérapeutique | Ms R. 209 | Biblioteca Medica Centrale Università di Firenze | |
| Recueil de consultations faites par M. Barthez | Ms 2675 | Bibliothèque municipale de Troyes | |
| Extraits du cours des vertus des Plantes | Ms. Coll. no. 378 | UCLA, Biomed History and Special Collections Cage Manuscripts | |
| Cours analytique de thérapeutique, tiré des leçons de Mr Barthez | Ms. Coll. no. 384 | UCLA, Biomed History and Special Collections Cage Manuscripts | |
| Cours analytique de thérapeutique par Barthez, P.-J. | XVIIIe siècle | Widener Library, Harvard | |
| Fragments des leçons de thérapeutique, faites au Ludovicée de Montpellier par M. Barthez, professeur royal de cette Université. (Montpellier, 15 mai 1771) | Ms 2370 | XVIIIe | BIU Santé pôle Médecine |
| Cours de thérapeutique par Mr Barthez professeur chancellier de l’Université de Montpellier | Ms 2369 | XVIIIe | BIU Santé pôle Médecine |
| Extrait des leçons de thérapeutique faites par Monsieur Barthez professeur royal de l’Université de Montpellier [vers 1790], suivies d’un recueil d’observations météorologiques couvrant les années 1786 à 1805 | Ms 2488 | BIU Santé pôle Médecine | |
| Cours de médecine sur les fièvres de Paul-Joseph Barthez | Ms 2552 | Vers 1780 | BIU Santé pôle Médecine |
| « Leçons de matière médicale » sans doute par Paul Joseph Barthez, manuscrit de la main de Clément Victor François Gabriel Prunelle » | Ms PA 352 | XVIIIe siècle | Bibliothèque municipale, Lyon. Collection de la Bibliothèque du Palais des Arts |
| « Cours de thérapeutique, d’après les leçons de Mr. Barthez chancelier de l’université de médecine de Montpellier, membre des sociétés royales des sciences dudit Montpellier et de médecine de Paris, censeur royal », manuscrit de la main de Clément Victor François Gabriel Prunelle | Ms PA 353 | Fin XVIIIe siècle | Bibliothèque municipale, Lyon. Collection de la Bibliothèque du Palais des Arts |
| « Cours de thérapeutique, d’après les leçons de Mr. Barthez chancelier de l’université de médecine de Montpellier, membre des sociétés royales des sciences dudit Montpellier et de médecine de Paris, censeur royal », manuscrit de la main de Clément Victor François Gabriel Prunelle | Ms PA 354 | Fin XVIIIe siècle | Bibliothèque municipale, Lyon. Collection de la Bibliothèque du Palais des Arts |
| « Cours de fièvres par Barthez, ancien Chancellier de l’Ecole de Montpellier ». Manuscrit de la main de Clément Victor François Gabriel Prunelle. » | Ms PA 355 | Fin XVIIIe siècle | Bibliothèque municipale, Lyon. Collection de la Bibliothèque du Palais des Arts |



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