Hippocrate sans frontières – Colloque international

« L’auteur de ce mémoire M. Hallmann est directeur médical de l’établissement hydrothérapique de Marienberg près Boppard sur le Rhin, Prusse rhénane. M. Hallmann est né à Hanovre. Pour être admis en Prusse à la carrière académique dans la faculté de médecine, il faut être 1° médecin praticien 2° Prussien. Les Prussiens sont admis à la pratique de la médecine après avoir passé les examens prescrits. Outre les examens en Prusse, il faut en outre à un étranger une autorisation du roi. Après avoir passé avec la plus grande distinction en 1839 ses examens à Berlin, M. Hallmann sollicita l’autorisation de pratiquer la médecine. En attendant la réponse, il se rendit à Louvain chez son ami M. Schwann, physiologiste célèbre, pour se livrer sous les yeux de son ami à des recherches microscopiques. Il y reçut en janvier 1840 la nouvelle que sa demande était refusée. Alors il prit la résolution de s’occuper de la pratique en Belgique. Après avoir passé trois mois à Paris dans l’été de 1840, il subit à Bruxelles les examens pour l’exercice de la médecine et de la chirurgie, et s’établit à Bruxelles. C’est là qu’il a fait ses premières cures d’eau. Au printemps de 1843, par l’entremise du Baron d’Arnim ambassadeur de Prusse, il obtint l’admission en Prusse, retourna à Berlin, et a depuis poursuivi la carrière d’hydrothérapiste rationnel. En 1844 il publia un travail sur le meilleur traitement du typhus. Cette même année il reçut du ministre de l’instruction publique la mission d’étudier à Gräfenberg la méthode de Priessnitz. C’est au retour qu’il publia le rapport précédent. Dans l’été 1843 le Dr Schmitz fondateur de l’établissement hydrothérapique de Marienberg lui en proposa la direction médicale. M. Hallmann accepta, parce qu’avant tout à un médecin hydrothérapiste il faut un établissement. » (Acad. Méd. Mémoires 1849 n° 22. M. Hallmann D.M. Utilité de l’hydrothérapie dans le traitement des maladies aigues. Rapport sur la nécessité d’établir à Berlin un service hydrothérapique pour le traitement des affections aigues. Manuscrit. 19 feuillets)

Ainsi le médecin hanovrien Eduard Hallmann (1813–1855) présente-t-il son parcours, insistant sur son itinérance et sur les détours que sa condition d’étranger a imposés à sa carrière, avant de se voir confier la direction de l’établissement thermal de Marienberg.

A travers ce témoignage du milieu du XIXe siècle sont mis au jour un certain nombre de questionnements qui se trouvent au cœur de la notion de médecin étranger. Comment et dans quel cadre administratif ou légal le définit-on ? Quelle est la part de la formation à l’étranger ? Quelles sont les conditions de son exercice et de sa pratique ?  Enfin, dans quelle mesure certains pays ou certaines villes jouent-ils le rôle de pôles d’attractivité pour ces médecins ? Autant de problématiques qui seront abordées lors du colloque Hippocrate sans frontières : soigner en terre étrangère au XIXe siècle (Europe, mondes atlantiques et coloniaux) qui se tiendra les 15 et 16 novembre 2018 respectivement à l’Académie nationale de médecine et à l’Université de Nanterre.

 

Programme : 

Jeudi 15 novembre 2018. Académie nationale de médecine, salle des séances

9h Accueil des participants, café

9h30 Jérôme van Wijland. Mot de bienvenue

9h40 Claire Fredj. Introduction

10h Première session. Qu’est-ce qu’un médecin étranger ? (Présidence Isabelle Renaudet)

Jehanne-Emmanuelle Monnier. Itinéraires médicaux dans les colonies françaises de l’océan Indien au XIXe siècle

Constantin Barbulescu. Être un médecin juif en Roumanie dans la seconde moitié du XIXe siècle

Anne Hugon. Les médecins africains en contexte colonial : des médecins étrangers ? L’Afrique occidentale britannique (1880-1950)

11h30 Discussion

12h Déjeuner

14h Deuxième session. Se former à l’étranger et constituer un corps médical national (Présidence Judith Rainhorn)

Nancy Gonzalez-Salazar. L’Uruguay du XIXe siècle. Pays d’accueil et terrain d’expérimentation des médecins européens (1828-1875)

Isabelle Renaudet. Les fils d’Orfila ? Se former à Paris, le cas des étudiants en médecine espagnols

15h-15h15 Pause

Ken Daimaru. L’itinérance estudiantine et le pluralisme médical dans le Japon du XIXe siècle

Sorin Grigoruţă. An Eastern Adventure. Foreign physicians in the Romanian Principalities and their role in the development of the medical system (first half of the XIXth century)

16h15 Discussion

17h Fin des travaux

 

Vendredi 16 novembre 2018. Université Paris Nanterre, bât. Weber, salle de conférences

9h Troisième session. Entre exercice médical et production d’une expertise : être médecin à l’étranger (Présidence Claire Fredj)

Francesco Pongiluppi. Médecins et pharmaciens italiens à Constantinople au XIXe siècle : soigner les compatriotes, soigner l’empire

Benoît Pouget. Soigner les soldats en terre étrangère. L’hôpital maritime français du Pirée et ses médecins pendant la guerre de Crimée (1854-1856)

10h-10h15 Pause

Pierre Nobi. Les commissions médicales envoyées en Espagne observer la fièvre jaune (1801-1828)

Clément Fabre. Ausculter la Chine. Le cabinet des médecins comme observatoire sociologique et anthropologique de la Chine (1839-1914)

Alice Aigrain. Entre vision coloniale et regard médical : soigner et photographier dans les colonies au XIXe siècle

11h45 Discussion

12h15 Déjeuner

14h Quatrième session. La France, un pôle d’attraction (Présidence Delphine Diaz)

Nathalie Sage Pranchère. Être “à la fois un homme capable et un homme honorable et moral” : règlementer l’exercice des médecins étrangers en France au XIXe siècle

Fabio D’Angelo. Entre formation et pratique. La médecine napolitaine en exil (France, fin XVIIIe siècle-1820)

Eugenia Bournova. Des médecins grecs à Paris. Parcours géographiques et enjeux sociaux

15h30 Discussion

16h Philip Rieder. Conclusions

16h30 Fin des travaux

 

Informations pratiques :

Dates et lieux : Jeudi 15 novembre 2018, Académie nationale de médecine, salle des séances, 16 rue Bonaparte, 75006 Paris ; vendredi 16 novembre 2018, Université Paris Nanterre, bât. Weber, salle de conférences, 200 avenue de la République, 92000 Nanterre.

Comité d’organisation : Delphine Diaz (Université Reims-Champagne-Ardenne, CERHIC), Claire Fredj (Université Paris Nanterre, IDHE.S), Isabelle Renaudet (Aix-Marseille Université, TELEMMe), Philip Rieder (Université de Genève, iE2H), Isabelle Robin (Sorbonne Université, Centre Roland Mousnier), Nathalie Sage Pranchère (Sorbonne Université, Centre Roland Mousnier), Jérôme van Wijland (Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine)

Entrée libre.

 

Jérôme van Wijland

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Regard(s) sur les collections anatomiques et médicales

Le 7 et le 8 novembre 2018 se tiendra un colloque intitulé « Regard(s) sur les collections anatomiques et médicales », sous la responsabilité d’Alice Aigrain, Maxime Georges Métraux et Michel Poivert.

« Ce colloque international vise à confronter les récentes recherches traitant des rapports entre art et sciences médicales dans les collections muséales. Si la représentation du corps et de ses maladies est liée à une importante tradition de mise en image de la pathologie et de l’anatomie, comment le musée en tant que lieu de patrimonialisation fait évoluer le discours et la fonction intrinsèque des objets médicaux ? De la spectacularisation à outrance, au discours savant d’histoire des sciences, en passant par la vulgarisation positiviste, les différentes collections liées à la médecine permettent de questionner le rôle et la place du patrimoine. Un double regard sera porté sur les objets en tant que témoins du régime visuel de la médecine ainsi que sur les collections comme discours patrimonial. Ces multiples approches historiques se feront l’écho d’un constat plus actuel. Le mouvement d’élargissement de la notion de patrimoine et la valorisation inhérente des collections qu’il entraine ne semble pas avoir pleinement affecté le monde médical. Après une succession de fermetures de musées, il paraît essentiel de s’interroger sur la place des archives et collections de ce domaine. L’objectif de ce colloque sera aussi de communiquer sur la richesse et l’intérêt de ce patrimoine spécifique à la médecine en réunissant les différents acteurs impliqués. » (A. Aigrain, M. G. Métraux, M. Poivert )

 

Programme :

Mercredi 7 novembre 2018. Salle Vasari, Institut National d’Histoire de l’Art (INHA), 6 rue des Petits Champs, 75002 Paris.

9h00 – 9h30 : Accueil des participants.

9h30 – 9h40 : Introduction de Dominique Poulot (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne).

9h30 – 12h30 : Session 1.

9h30 – 9h45 : Alice Aigrain (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) : Etudier l’histoire de la médecine à travers les fonds photographiques des collections muséales.

10h15 – 10h45 : Alain Froment (musée de l’Homme) : Heurs et malheurs de la phrénologie dans les collections anatomiques.

10h45 – 11h15: Séance de questions/réponses et pause.

11h15 – 11h45 : Mechthild Fend (University College of London) : The Visual Culture of Dermatology and the Hôpital Saint-Louis in Paris.

11h45 – 12h15 : Maxime Georges Métraux (Sorbonne université) : Réflexions sur l’appréhension et la perception du musée Dupuytren dans les écrits du XIXe et XXe siècles.

12h15 – 12h30 : Séance de questions/réponses.

14h30 – 18h00 : Session 2.

14h30 – 15h00 : Elizabeth Hallam (University of Oxford/University of Aberdeen) : Anatomy Museum on the Move.

15h00 – 15h30 : Hélène Servant (chef du département des patrimoines culturels de  l’AP-HP) et Camille Perez (département des patrimoines culturels de l’AP-HP, directrice du musée de l’AP-HP) : Le patrimoine de l’AP-HP entre archives et musée : une convergence des approches en matière de collecte.

15h30 – 16h00 : Séance de questions/réponses et pause.

16h00 – 16h30 : William Schupbach (Wellcome Library) : The « French collections » in the Wellcome Collection.

16h30 – 17h00 : Jérôme van Wijland (Académie nationale de médecine) : Objets et instruments médicaux en bibliothèque patrimoniale : l’exemple de l’Académie nationale de médecine.

17h00 – 17h15 : Séance de questions/réponses.

17h15 – 18h00 : Pot de clôture de la journée.

 

Jeudi 8 novembre 2018. Amphithéâtre Charpak, Sorbonne université, campus Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris.

9h00 – 9h30 : Accueil des participants.

9h30 – 12h30 : Session 3.

9h30 – 11h30 : Visite des collections médicales d’anatomies-pathologiques Dupuytren avec Eloise Quétel (Sorbonne université – collection Dupuytren) (réservé aux participants).

11h30 – 12h30 : Table ronde avec Danielle Seilhean (Sorbonne université), Jean-François Vincent (BIU Santé) et Eloïse Quétel (Sorbonne université – collection Dupuytren) : Préservation et valorisation des collections médicales et anatomiques: quelle place pour le patrimoine médical dans la France de demain ?

 

Informations pratiques :

Date : mercredi 7 et jeudi 8 novembre 2018.

Lieu : salle Vasari, Institut National d’Histoire de l’Art (INHA), université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 6 rue des Petits Champs, 75002 Paris (mercredi 7 novembre) ; amphithéâtre Charpak, Sorbonne université, campus Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris (jeudi 8 novembre).

Comité organisateur : Alice Aigrain (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) et Maxime Georges Métraux (Sorbonne université).

Sous la responsabilité scientifique de : Alice Aigrain (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne), Maxime Georges Métraux (Sorbonne université) et Michel Poivert (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne).

Jérôme van Wijland

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Fermeture pour la Toussaint

 

 

La bibliothèque sera fermée le jeudi 1er novembre (fête de la Toussaint), ainsi que le vendredi 2 novembre 2018.

Poètes et écrivains-médecins

Soutenu par le Fonds national suisse et mené par la chaire « Médecine et Société » du Département de médecine de l’université de Fribourg, le projet de recherche intitulé « La figure du poète-médecin (XXe-XXIe siècles) : une reconfiguration des savoirs » s’est articulé autour de trois colloques ou journées d’études.

La première journée d’étude, « Les réseaux médico-littéraires dans l’Entre-deux-guerres : revues, institutions, lieux, figures », s’est tenue à l’université de Fribourg les 24 et 25 novembre 2016 et vient de donner lieu à publication électronique :

Julien Knebusch, Alexandre Wenger (dir.), Réseaux médico-littéraires dans l’Entre-deux-guerres : revues, institutions, lieux, figures, Épistémocritique, 2018 [en ligne]

Ce dernier ouvrage, outre ses articles consacrés à des écrivains-médecins allemands ayant collaboré à la Neue Rundschau, tels Gottfried Benn ou Alfred Döblin, ou encore à la manière dont Thomas Mann dépeint le sanatorium dans La Montagne magique, s’intéresse à des médecins-écrivains qui étaient également membres de l’Académie de médecine.

La Chronique médicale, revue emblématique créée par Augustin Cabanès et qui lui survit, est analysée à travers la place faite à la création poétique. Un article est consacré au gastro-entérologue René-Albert Gutmann (1885-1981), poète, romancier et traducteur de Dante. Un autre aborde l’emprise d’Henri Mondor sur les réseaux médico-littéraires de l’entre-deux-guerres tandis qu’un dernier article s’attache à l’analyse d’une lettre adressée par Henri Mondor à Paul Éluard en pleine guerre, lettre conservée par la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine.

Le colloque international « La figure du poète-médecin, XXe-XXIe siècles » tenu les 30 mars et 1er avril 2017 à l’université de Fribourg, vient également de voir paraître ses contributions, dans l’ouvrage suivant :

Alexandre Wenger, Julien Knebusch, Martina Diaz, Thomas Augais (dir.), La figure du poète-médecin : XX-XXIe siècles, Chêne-Bourg : Georg, éditeur, 2018

Enfin, la journée d’étude consacrée aux « Approches du geste chirurgical (XXe-XXIe siècles) : histoire, littérature, philosophie, arts visuels », que la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine a accueillie le 11 janvier 2018 devrait donner lieu prochainement à la publication de ses actes.

 

Jérôme van Wijland

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Colloque « Prévenir, accueillir, guérir : la médecine des enfants de l’époque moderne à nos jours »

« Les taux de mortalité infantile et de la petite enfance n’ont jamais été aussi bas dans les pays développés et le suivi médical des enfants est désormais généralisé, même si certaines pratiques de médecine préventive, telles que la vaccination, sont actuellement remises en cause. Pour faire un état des lieux de la médecine des enfants aujourd’hui et envisager les évolutions depuis la Renaissance, ce colloque réunit différents chercheurs et professionnels (historiens, spécialistes en architecture hospitalière, médecins). Les pratiques de soin envers les enfants, la variété des acteurs qui les mettent en œuvre (praticiens médicaux, entourage ou institutions publiques) et les structures hospitalières ou médicalisées qui leur sont dédiées seront particulièrement mises en lumière. Outre la reconnaissance progressive par la médecine de la spécificité des maladies infantiles et enfantines, transparaissent les mutations dans la conception même de l’enfant et l’évolution des attitudes de la société à son égard depuis l’époque moderne. » (Emmanuelle Berthiaud)

Gaston Mélingue. Jenner inoculant la vaccine. 1879 © Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, cliché Philippe Fuzeau

Programme :

Mercredi 26 septembre 2018 – Université de Picardie Jules Verne, Logis du Roy (Square Jules Bocquet – Amiens)

10h00 Accueil des participants

1ère Session (Présidence Jacques Gélis)
10h30 Introduction, Emmanuelle Berthiaud
10h45 François Léger et Jérôme van Wijland, La commission de l’hygiène de l’enfance : la santé des enfants vue par l’Académie de médecine
11h05 Claudia Pancino, De morbis puerorum, les maladies des enfants : une classification, les sources (XVIe-XVIIIe siècles)
11h25 Emmanuelle Berthiaud, « Et pourtant ils souffrent » : les médecins et la douleur du petit enfant : évolution des représentations et des attitudes (XVIe-XIXe siècles)
11h45 Discussion

2e Session (Présidence Isabelle Robin)
13h30 Marie-France Morel, Soigner les enfants malades à la fin du XVIIIe siècle : dispensaire ou hôpital ? L’exemple du dispensaire pour enfants pauvres de George Armstrong à Londres (1769-1789)
13h50 Laurent-Henri Vignaud, L’enfant en tant qu’agent et enjeu des premières vaccinations anti- varioliques (fin XVIIIe – début XIXe siècle)
14h10 Discussion
14h30 Pause
14h45 Clyde Plumauzille, Les nourrices comme auxiliaires médicales
15h05 Antoine Rivière, « Une nouvelle vie pour être régénéré ». Les pupilles de l’Assistance publique de Paris sous l’œil des médecins (1870-1940)
15h25 Discussion

Jeudi 27 septembre 2018 – Académie nationale de médecine (16 rue Bonaparte 75006 Paris)

9h30 Accueil des participants
10h00 Hommage à Catherine Rollet, par Christian Rollet et Marie-France Morel

1ère Session (Présidence Isabelle Duhau)
10h30 Pierre-Louis Laget, De l’hospice à l’hôpital pour enfants : un caractère pionnier dans l’isolement des contagieux
10h50 Catherine Blain, Une grande maison constituée de « maisons toutes différentes » : l’hôpital pour enfants Robert-Debré de Pierre Riboulet (Paris 19e, 1980-1988)
11h10 Pause
11h25 Lina Bendahmane, L’hôpital Jeanne de Flandre (Lille) : une architecture pour accueillir l’enfant et sa famille
11h45 Discussion

2e Session (Présidence Paul Vert) [programme à jour]
14h00 Géraud Lasfargues, La fin de vie des enfants malades en service pédiatrique (in absentia)
14h20 Denys Pellerin, De la chirurgie infantile à la chirurgie pédiatrique : le tournant des années 1950-1960
14h40 Discussion
15h10 Pause
15h30 Nathalie Sage Pranchère, Malades et prématurés : sauver et soigner les enfants atteints de la maladie hémolytique du nouveau-né (France, années 1940-1960)
15h50 Véronique Abadie, La médecine de l’enfant par le prisme hospitalo-universitaire : du communautaire à la maladie rare
16h10 Discussion

Informations pratiques : Cette manifestation se déroulera le mercredi 26 septembre 2018, à l’Université de Picardie Jules Verne, au Logis du Roy (Square Jules Bocquet – Amiens) et le jeudi 27 septembre 2018, en salle des séances de l’Académie nationale de médecine (16 rue Bonaparte 75006 Paris). L’accès en est libre et gratuit.

Responsables : Scarlett Beauvalet (UPJV), Emmanuelle Berthiaud (UPJV), François Léger (Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine), Jérôme van Wijland (Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine)

 

Jérôme van Wijland

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Les journées du patrimoine à l’Académie nationale de médecine

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Salle des séances

Les Journées européennes du patrimoine sont l’occasion pour l’Académie nationale de médecine, comme chaque année, de proposer au grand public une visite guidée. Cette année, l’Académie sera ouverte au public le samedi 15 septembre 2018, à partir de 11h et jusqu’à 17h. Lors d’une visite d’une heure environ, vous pourrez, guidé par un membre de l’Académie nationale de médecine, appréhender l’architecture et les espaces du bâtiment construit en 1902 par l’architecte hospitalier Justin Rochet, notamment la très belle salle des séances, ainsi que les œuvres d’art qui y sont exposées, tableaux d’histoire de la médecine, bustes de médecins célèbres… Vous découvrirez également le rôle et le fonctionnement de cette institution singulière qui conseille le gouvernement en matière de santé publique, promeut la recherche médicale et participe à faire progresser l’art de guérir.

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Salle de lecture de la bibliothèque

Au cours de la visite, vous serez reçus à la Bibliothèque le temps d’une présentation de documents allant du XVe au XXe siècle (livres, estampes, radiographies). Nous mettrons en exergue des documents aux formats insolites, de quelques centimètres à plus d’un mètre de haut, la plupart illustrés, en noir et blanc ou en couleurs, selon une technique particulière (gravure sur bois, gravure sur cuivre, lithographie, radiographie).

Le 15 septembre prochain, venez donc à la rencontre d’un patrimoine divers et vivant !

Académie nationale de médecine

16, rue Bonaparte Paris 6e

Entrée libre, 11h-17h

François Léger

Un registre de correspondance de Desgenettes

La Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine détient le registre de correspondance du citoyen René Desgenettes, médecin en chef d’armée. Dans ces deux volumes sont recopiées les correspondances adressées par Desgenettes (1762-1837), en tant que médecin chef d’armée du 19 germinal an 6 (8 avril 1798) au 15 frimaire an 10 (5 décembre 1801). Les premières pages du registre montrent Desgenettes à Paris, alors médecin en chef de l’armée d’Angleterre, d’où il est appelé à Toulon pour rejoindre la flotte partant pour l’Égypte. Dans la dernière lettre du registre, Desgenettes revenu à Marseille adresse ses remerciements au Conseil de santé des armées pour sa nomination comme médecin en chef de l’hôpital d’instruction militaire de Strasbourg.

Le registre a fait l’objet en 2010 d’une restauration : les deux volumes ont reçu une couvrure en parchemin teinté, fermée par deux lanières en cuir. Indépendamment de son excellent état de conservation, c’est la nature même du manuscrit qui en fait une source de première importance pour la biographie de Desgenettes, pour l’histoire de l’expédition d’Égypte, et plus généralement pour l’histoire de la médecine militaire à l’époque napoléonienne.

On y trouve des éléments pour reconstituer le contexte d’épisodes importants de la campagne, batailles, épidémies (dont l’épidémie de peste à Jaffa, qui donne lieu à la visite des pestiférés de Jaffa le 11 mars 1799, immortalisée par Gros dans un célèbre tableau). Mais on y lit aussi et surtout le quotidien médical d’une armée en campagne, et les différentes dimensions de la médecine militaire. Car, comme le rappelle Desgenettes dans une circulaire adressée aux médecins de l’armée, « nos fonctions aux armées ne se bornent point à traiter les maladies ; nous devons constamment surveiller tout ce qui peut assurer la santé des militaires, et nos devoirs sur ce point sont suffisamment détaillés par les lois et les règlements qui en sont explicatifs ».

Ainsi le registre témoigne-t-il des efforts de Desgenettes pour assurer le recrutement puis la formation de médecins au départ de Toulon, établir des hôpitaux, assurer les approvisionnements en médicaments, délivrer des attestations pour des médecins-officiers ayant égaré leurs papiers, répondre à une question de l’état-major sur les effets des piqûres de scorpion (14 messidor, an 6), ou encore dispenser ses instructions aux médecins (à un médecin à Gizeh, 9 nivôse an 7 : « Je vous rappelle, citoyen, l’exécution de l’article 2 du titre V de la section 11 du règlement du 30 floréal an 4 qui porte : « Les médecins ne recevront dans les salles des fiévreux aucuns blessés vénériens ni galeux. »)

Desgenettes rend compte aux inspecteurs généraux à Paris ou au général en chef Bonaparte, fournissant souvent de significatifs éléments de statistique médicale. Il s’adresse également à ses subordonnés (instructions, demandes de rapports), dans des lettres qui sont de riches sources pour l’histoire des théories médicales de l’époque et de leur mise en pratique, montrant par exemple la place des topographies médicales. Des topographies établies par ses correspondants sont d’ailleurs publiées dans l’« Histoire médicale de l’armée d’Orient », qu’il fait paraître dès son retour d’Orient en 1802, et dans laquelle il insère quelques lettres du registre.

René Desgenettes est nommé membre de la section de médecine de l’Académie royale de médecine le 27 décembre 1820.

François Léger

Références bibliographiques :

Desgenettes, René-Nicolas Dufriche, Histoire médicale de l’armée d’Orient, A Paris, chez Croullebois,… et chez Bossange, Masson et Besson,…, 1802.

Desgenettes, René-Nicolas Dufriche, Correspondance du citoyen R. Desgenettes, médecin en chef d’armée (1762-1837). Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, Cote : Ms 83(56) et Ms 84(57).

Loustalot, Bernard, Desgenettes : 1762-1837 : un homme de réseau dans la transformation de l’art de guérir, Thèse de doctorat, École des hautes études en sciences sociales, 2016, 628 p, (dactyl.).

Zaugg, Roberto et Graf, Andrea, « Guerres napoléoniennes, savoirs médicaux, anthropologie raciale. Le médecin militaire Antonio Savaresi entre Égypte, Caraïbes et Italie », Histoire, médecine et santé, no 10, 15 novembre 2016, p. 17-43.

Comment citer cet article :

François Léger, « Un registre de correspondance de Desgenettes », Site de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine [en ligne]. Billet publié le 19 juillet 2018. Disponible à l’adresse : http://bibliotheque.academie-medecine.fr/un-registre-de-correspondance-de-desgenettes/.

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Informations sur les horaires – Fermeture estivale

La bibliothèque ferme ses portes à partir du vendredi 27 juillet au soir. Toute l’équipe vous souhaite un beau mois d’août, et sera heureuse de vous accueillir à partir du mercredi 5 septembre.

Bicentenaire du stéthoscope de Laennec

Le 23 février 1818, René Théophile Hyacinthe Laennec lit devant l’Académie des sciences un « Mémoire sur l’auscultation par des moyens acoustiques, dans la pratique de la médecine », incluant la description du stéthoscope qu’il a mis au point après son entrée comme médecin chef à l’hôpital Necker (en 1816).  Voici précisément deux cents ans, le 29 juin, les médecins Portal, Pelletan et Percy (qui comptent deux ans plus tard parmi les premiers membres de l’Académie royale de médecine, Théophile Laennec en devenant alors associé non résidant) en font un rapport élogieux devant la même société. La première édition du traité « De l’auscultation médiate » paraît l’année suivante, en 1819. Laennec, atteint de la tuberculose, s’éteint en 1826, après avoir corrigé les épreuves d’une deuxième édition remaniée qui paraît en 1826 (la Bibliothèque possède les deux éditions).

Si l’importance et la portée de l’invention de cet instrument ont pu être nuancées par la postérité, le stéthoscope conserve une forte puissance évocatrice qui permettait à Norbert Bensaïd d’observer, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Laennec en 1981, que « notre goût pour les gadgets techniques est trop vif pour que le nom de Laennec évoque autre chose que la découverte « géniale » du stéthoscope » (Nouvel Observateur du 23 février 1981) ». Si le constat vaut sans doute pour le grand public, c’est toutefois surtout comme fondateur de l’anatomie pathologique ou encore comme clinicien en pneumologie, phtisiologie et cardiologie que Laennec a reçu les hommages de la communauté scientifique et médicale, auxquels s’est jointe en son temps l’Académie de médecine. La participation de l’Académie au Comité d’organisation de  la célébration du bicentenaire de la naissance du médecin (1981) est ainsi à l’origine de l’important dossier biographique consacré à Laennec et conservé à la Bibliothèque. On peut y trouver une riche documentation  (inventaire et copies de manuscrits, coupures de presse, illustrations, documents divers relatifs à l’organisation de l’événement), qui inclut également un dossier concernant la commémoration précédente, qui était celle du centenaire du décès de Laennec (1926).

 

A travers ce corpus apparaissent la vie et l’œuvre d’un personnage, mais aussi les manières dont une communauté nationale et scientifique en entretient et ravive la mémoire. En 1926, on commémore le décès pour célébrer l’œuvre médicale, en 1981 l’anniversaire d’une naissance donne l’occasion d’apprécier un personnage dans les dimensions multiples de sa vie (le projet de commémoration évoque ainsi Laennec et sa famille, Laennec breton, Laennec parisien, etc.)  A la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, une tabatière en bois sculpté, donnée à Laennec par Chateaubriand, relève ainsi de ce type d’évocation plus personnelle.

 

 

La Bibliothèque dispose également d’une riche iconographie relative à Laennec : un portrait (huile sur toile exécutée par Filiprandi d’après une toile de Dubois, datée de 1928), des photographies, une importante collection de gravures, lithographies, ainsi que des médailles. Le médaillon présenté ci-dessous a été réalisé par Georges Hayem, membre de l’Académie nationale de médecine, à l’occasion du centenaire de 1926.

 

François Léger

 

Références bibliographiques :

Académie des sciences, Procès-verbaux des séances de l’Académie tenues depuis la fondation de l’Institut jusqu’au mois d’août 1835, Hendaye, Impr. de l’Observatoire d’Abbadia, 1910-1922, vol. 6.

Boulle, Lydie et al. ed., Laennec: catalogue des manuscrits scientifiques, Paris, Masson et Fondation Singer Polignac, 1982.

Duffin, Jacalyn, To see with a better eye: a life of R.T.H. Laennec, Princeton NJ, Princeton University Press, 1998.

Laennec, René Théophile Hyacinthe, De l’auscultation médiate, ou traité du diagnostic des maladies des poumons et du coeur, fondé principalement sur ce nouveau moyen d’exploration, A Paris, chez J.-A. Brosson et J.-S. Chaudé, libraires, 1819.

Sonolet, Jacqueline, Au temps de Bichat et de Laënnec: entretiens de Bichat, C.H.U. Pitié-Salpêtrière, Paris, 29 septembre-6 octobre 1968, Paris, Expansion scientifique française, 1968.

Comment citer cet article :

François Léger, « Bicentenaire du stéthoscope de Laennec », Site de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine [en ligne]. Billet publié le 28 juin 2018. Disponible à l’adresse : http://bibliotheque.academie-medecine.fr/bicentenaire-du-stethoscope-de-laennec/.

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Avis de marché – Édition d’un catalogue

A paru le 31 mai 2018, dans le BOAMP l’avis N° 18-74255 relatif à l’édition d’un catalogue des peintures de l’Académie nationale de médecine.

 

L’essentiel du marché

Nom et adresse officiels de l’organisme acheteur : ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE

A l’attention de : Van Wijland Jérôme

Adresse : 16, rue Bonaparte 75006 Paris

Téléphone : 01 46 34 60 70

Objet du marché : édition d’un catalogue des peintures de l’Académie nationale de médecine

Lieu d’exécution des travaux, de livraison fournitures ou de prestation des services : Académie nationale de médecine 75006 Paris

 

Informations pratiques

Date limite de réception des candidatures : 02/07/2018 à 17h00

Date limite de réception des offres : 06/07/2018 à 17h00

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