Informations sur les horaires – fermeture estivale

La salle des séances de l’Académie en 1920, lors des célébrations du centenaire de l’Académie de médecine, sous la présidence d’Alexandre Millerand. En 2020, année du bicentenaire, respectez la distanciation physique.

La bibliothèque ferme ses portes le jeudi 30 juillet à 18 h. Toute l’équipe vous souhaite un beau mois d’août, et sera heureuse de vous accueillir à partir du lundi 7 septembre, sans rendez-vous préalable mais en respectant les consignes sanitaires.

Le geste chirurgical. Histoire, littérature, arts visuels

La publication récente du Geste chirurgical, sous la direction de Thomas Augais et Julien Knebusch, avec le concours de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, vient clore un cycle de recherches conduit depuis 2015 par une équipe rattachée à la chaire « Médecine et Société » du Département de médecine de l’université de Fribourg.

Trois journées d’étude, chacune ayant donné lieu à publication, ont exploré de manière large la dimension artistique des pratiques et savoirs médicaux. Le travail s’est d’abord engagé selon une approche socio-historique, en portant attention aux réseaux culturels de médecins, qui s’exprimaient notamment à partir de nombreuses revues « médico-littéraires ». Un premier colloque a donné lieu à la publication en 2018 d’un ouvrage en ligne, Réseaux médico-littéraires dans l’Entre-deux guerres. Revues, institutions, lieux, figures.

Le corpus littéraire nourrissant le projet de recherche réunit des écrivains attentifs à la portée artistique et esthétique de la médecine, des « poètes-médecins », identifiés comme écrivains mais formés à des degrés divers à la médecine, mais aussi des « médecins-poètes », dont l’intérêt pour la littérature, voire les dispositions créatrices se nourrissent de leur expérience médicale. À partir de ces figures littéraires, La figure du poète-médecin, publié en 2018, approfondissait les liens entre littérature et médecine, en explorant par exemple la poétique du diagnostic ou celle du geste chirurgical, ou encore les perspectives qu’une neurologie en plein essor ouvrait entre les deux guerres pour le langage littéraire ou poétique, illustrant la possibilité de « reconfiguration des savoirs » qu’explore l’ensemble de ce cycle de recherche.

Dernier ouvrage paru, aboutissement d’une journée d’étude tenue le 11 janvier 2018 à l’Académie nationale de médecine, Le Geste chirurgical est sous-titré « Histoire, littérature, arts visuels ». S’il concentre son point de vue sur les pratiques et savoirs chirurgicaux, il élargit la perspective à d’autres formes artistiques qui se sont nourries de la performance chirurgicale, du XXe siècle à nos jours. La littérature ne peut être que réceptive aux notions, si chères aux artistes, de mouvement, de style, ou encore de tempo, que la chirurgie exprime avec intensité et profondeur. Ce sont ces mêmes notions qui font de la chirurgie un sujet fascinant pour les arts visuels, saisis dans ce livre à partir d’objets aussi divers qu’une série télévisée récente, les premiers films documentaires du début du XXe siècle, ou encore un travail original d’exploration ethnologique fondé sur la captation filmée de gestes chirurgicaux.

François Léger

Bibliographie :

Thomas Augais et Julien Knebusch (dir.), Le Geste chirurgical. Histoire, littérature, arts visuels (XXe-XXIe siècles), Chêne-Bourg, Georg, éditeur, 2020

Julien Knebusch, Alexandre Wenger (dir.), Réseaux médico-littéraires dans l’Entre-deux-guerres. Revues, institutions, lieux, figures, Épistémocritique, 2018 [en ligne]

Alexandre Wenger, Julien Knebusch, Martina Diaz, Thomas Augais (dir.), La figure du poète-médecin, XX-XXIe siècles, Chêne-Bourg, Georg, éditeur, 2018

 

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Les Delamare et leurs dictionnaires

« Une petite pièce bleue au sommet d’une villa bretonne : le « studio » de la maison des Delamare à St-Quay-Portrieux où trois générations d’anciens internes des hôpitaux de Paris se sont succédées pour écrire le Dictionnaire des termes (techniques) de médecine Garnier-Delamare ».
Ces lignes signées de Jacques Delamare sont là pour nous rappeler que l’histoire plus que centenaire de ce dictionnaire, qui a fini par prendre pour titre le nom de ses auteurs, est largement celle d’une transmission familiale.

Dans un texte dactylographié de 92 pages, cédé à la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine par sa veuve madame Lise Delamare en même temps que la collection complète des Dictionnaires Garnier Delamare, Jacques Delamare raconte les débuts de l’ouvrage, dont la première édition, publiée par Maloine en 1900, est l’œuvre de deux internes de l’hôpital Broussais, Marcel Garnier et Valéry Delamare. Marcel Garnier a également collaboré activement au « Littré-Gilbert » (c’était auparavant le « Nysten-Littré », puis le « Littré-Robin »), dont il refond la 21e et dernière édition en 1908 (É. Littré, Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, et des sciences qui s’y rapportent, 21e édition entièrement refondue par A. Gilbert, Paris, Librairie J.-B. Baillière et fils, 1908).


Les deux médecins travaillent ensemble à la révision des 12 premières éditions, jusqu’à la mort de Garnier en 1940. Valéry Delamare s’éteint en 1944, peu après la parution de la 13e édition (1941). C’est alors son fils Jean, associé dès la 12e édition de 1935, qui reprend la mise à jour du dictionnaire jusqu’à sa mort en 1986. Il le fait en collaboration avec sa femme Thérèse, ancienne externe des hôpitaux. Leur fils Jacques Delamare poursuit l’œuvre jusqu’à la 31e édition, en 2012. Il est décédé en 2018, mais une 32e édition a paru en 2017, revue par le docteur Philippe Casassus. Ont également été associés à la partie chimie-physique le frère de Jacques Delamare, François, enseignant à l’École des Mines, et son fils, Laurent, ingénieur chimiste.

Sous des appellations qui ont varié légèrement au cours du temps, le dictionnaire « Garnier-Delamare » a donc connu 32 éditions en 117 années, des traductions en espagnol, brésilien, italien, des adaptations (par exemple le Dictionnaire Maloine de l’infirmière, 1e édition en 1994). Il a suscité des concurrents et même des procès. Son succès, attesté par ses constantes rééditions, a même pu déborder le milieu médical. L’Académie française décerne en 1932 une récompense à sa 10e édition, et Jacques Delamare signale une thèse de linguistique soutenue en 1976 en Sorbonne par Youssef Ghazi avec pour titre « Recherches sur les mouvements du vocabulaire médical au XXe siècle, d’après les rééditions du Dictionnaire des termes techniques de médecine de Garnier et Delamare ».

De fait, rassemblée dans la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, enrichie par le précieux commentaire de Jacques Delamare (outre des informations sur les éditions successives et des données biographiques, on y trouvera une consistante bibliographie relative aux dictionnaires de médecine), la collection des « Garnier-Delamare » est devenue une source pour l’histoire de l’édition, pour l’histoire de la médecine, pour la lexicologie et l’épistémologie médicales.

François Léger

Référence citée :

Jacques Delamare, Les Delamare et leurs dictionnaires. Un siècle au service du langage médical, texte dactylographié, 1992, 92 p. Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, Ms 1198(2069).

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Réouverture de la Bibliothèque

La Bibliothèque ouvre à nouveau ses portes au public à partir du mercredi 1er juillet.

La Bibliothèque sera ouverte les jours habituels, le lundi et du mercredi au vendredi. La documentation sera communiquée sans restriction particulière, mais l’accès se fera sur rendez-vous préalable : nous vous invitons à adresser vos demandes à bibliotheque@academie-medecine.fr.

La Bibliothèque de l’Académie dans Gallica

La Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine participe depuis 2012 au programme de numérisation de la Bibliothèque nationale de France (BnF). Ce sont aujourd’hui près de 630 000 pages provenant de la Bibliothèque de l’Académie qui enrichissent Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF.

La participation à Gallica a d’abord été l’occasion d’offrir l’accès le plus large aux publications de l’Académie de médecine depuis ses origines. On peut ainsi consulter les Mémoires de l’Académie de médecine, le Bulletin de l’Académie de médecine (de 1832 à 2015), les Rapports sur les vaccinations (précédés des Rapports du Comité central de vaccine).

La richesse et l’ancienneté des collections de périodiques de l’Académie ont en outre permis à ce jour de publier plus de 40 titres, sélectionnés pour leur complétude et leur thématique au cœur des missions de l’Académie : actualités médicales (L’Abeille médicale, Le Mouvement médical…), chirurgie (Annales de chirurgie et d’orthopédie, Paris chirurgical, Annales d’orthopédie et de chirurgie pratique…), obstétrique et gynécologie (Revue française de gynécologie et d’obstétrique, Annales de gynécologie et d’obstétrique, L’Obstétrique…), santé des enfants (Rapport annuel de la commission permanente de l’hygiène de l’enfance, Revue d’hygiène et de médecine infantiles, Archives de médecine des enfants…), ou alcoolisme (L’Alcool, La Tempérance…).

Articles scientifiques, actualités médicales, statistiques, illustrations ou encore publicités font de ces collections de périodiques des sources précieuses, d’autant que le lecteur bénéficie de la richesse de l’interface de consultation de Gallica : accès aux données bibliographiques de la BnF (permettant notamment de suivre facilement les changements de titres et les filiations), possibilité de recherche en texte intégral sur tout ou partie du corpus, éphémérides permettant d’accéder facilement à un volume ou numéro, possibilités d’export de fichiers au format pdf, jpeg ou txt. L’ensemble des périodiques de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine numérisés dans Gallica peut être consulté ici.

Gallica permet également d’accéder « par moissonnage » à d’autres bibliothèques numériques donnant accès aux collections de l’Académie : on pourra ainsi feuilleter 60 ouvrages datés entre 1490 et 1890, initialement numérisés et intégrés aux corpus historiques de la bibliothèque numérique de la Bibliothèque interuniversitaire de santé (BIUS), Medic@. La collection d’images (estampes, photographies d’œuvres d’art, etc.) de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, hébergée par la BIUS, est également consultable sur Gallica.

 

François Léger

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En conséquence de l’épidémie de Covid-19 : fermeture jusqu’à nouvel ordre

En raison de l’épidémie de Covid-19, la salle de lecture de la Bibliothèque demeure fermée à tous ses publics jusqu’à nouvel ordre.

Nous vous tiendrons informés dès qu’une date sera connue pour une réouverture. Dans l’intervalle, et comme depuis le début de la crise, l’équipe se tient à votre disposition pour répondre au mieux à vos questions et demandes, que nous vous invitons à adresser à bibliotheque@academie-medecine.fr.

Nous vous remercions de votre compréhension.

La police des Lumières. Ordre et désordre dans les villes au 18e siècle

Les Archives nationales présentent sur leur site parisien une exposition intitulée « La police des Lumières », jusqu’au 11 juin prochain. La richesse de son thème, qui sous le terme de « police » inclut ce que nous appellerions aujourd’hui ordre public, politique économique, droit du travail, ou encore hygiène publique, donne lieu au déploiement d’une très grande variété de documents : aquarelles, plans, portraits peints, extraits d’ouvrages, manuscrits variés, etc. On y trouvera le témoignage du renforcement d’un système de surveillance et de contrainte, garant d’un ordre inégalitaire, mais toutefois marqué par le souci d’une administration éclairée qui recherche le bien-être des sujets au moyen de mesures rationnelles et raisonnées.

Police d’Ancien régime, puissance contraignante et parfois violente dont les cahiers de doléance de 1789 contesteront certains aspects, cette « police des Lumières » manifeste en effet tout au long du parcours de l’exposition l’ambivalence de son projet. Les commissaires nous rappellent que certains responsables de l’ordre public n’hésitent pas alors à parler d’une « science du bonheur », destinée à assurer « la félicité des hommes en société ». C’est ainsi qu’à côté de documents évoquant les aspects coercitifs de cette police, en particulier dans les grandes villes en forte croissance, l’exposition met en lumière des dispositifs qui manifestent un souci pour la préservation de la vie et le bien-être des corps et des esprits.

Ainsi en va-t-il de la réglementation (et des controverses qu’elle entraîne) autour de l’approvisionnement des villes en blé, ou encore des moyens dévolus à la lutte contre l’incendie. Le souci d’assurer la sécurité donne aussi lieu, d’une manière plus anecdotique mais très révélatrice des ambitions d’une police qui entend ne rien négliger, à une machine fumigatoire, dont la fonction est de ranimer les noyés en leur insufflant de la fumée de tabac par les orifices du corps.  L’idée est de Calmette, un chirurgien de Narbonne, qui en fait part à la Société royale de médecine en 1784. La Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine est heureuse de prêter à l’exposition un dessin en couleurs. La Société royale de médecine, que continuera l’Académie de médecine fondée en 1820, participe en effet pleinement à la police des Lumières dans le domaine de la santé. L’exposition présente ainsi un autre document extrait des collections de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine : un feuillet manuscrit d’observations qui témoignent du rôle d’expertise de la Société royale de médecine en vue de l’autorisation de remèdes (alors appelés « empiriques »). Cette fonction de contrôle constitue avec celle de collecte d’informations, portant principalement sur l’état de santé des populations et sur ses déterminants climatiques, l’une des principales raisons d’être de la Société royale de médecine.

L’exposition a donné lieu à un catalogue, en même temps que paraît un autre ouvrage collectif, cosigné par deux des commissaires de l’exposition, embrassant l’histoire de la police en France, dans une perspective plus classiquement centrée sur l’ordre public, mais sur une très large période.

François Léger

Informations pratiques :

Exposition « La police des Lumières. Ordre et désordre dans les villes au 18e siècle. » Archives nationales, site de Paris, du 11 mars au 29 juin 2020. Archives nationales – 60, rue des Francs-Bourgeois, Paris 3e.

Références bibliographiques :

Vincent Denis, Vincent Milliot et Isabelle Foucher (dir.), La police des Lumières. Ordre et désordre dans les villes au 18e siècle, Paris, Gallimard, Archives nationales, 2020.

Vincent Milliot (dir.), Emmanuel Blanchard, Vincent Denis, Arnaud-Dominique Houte, Histoire des polices en France. Des guerres de Religion à nos jours, Paris, Belin, Humensis, 2020.

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« Le dernier hiver du Cid », de Jérôme Garcin, prix Jean Bernard 2019

Décerné depuis 2003 par l’Académie nationale de médecine, le Prix Jean Bernard a été attribué en 2019 à Jérôme Garcin, pour son ouvrage Le dernier hiver du Cid (Gallimard, 2019).

A la clinique Violet, un jour de novembre 1959, le professeur François de Gaudart d’Allaines, croyant intervenir pour un abcès amibien, découvre chez Gérard Philipe un carcinome hépatocellulaire le condamnant à très court terme. Mais le lecteur du livre de Jérôme Garcin savait déjà, dès les premières pages, que la fatigue qui accablait Gérard Philipe à Ramatuelle à la fin de l’été 59 n’était pas « celle des jours heureux » mais l’annonce de la foudre qui terrasse finalement l’acteur à 36 ans, à peine trois mois plus tard, sans que la vérité de sa maladie lui ait jamais été révélée, ni par ses proches, ni par son médecin.

Au delà du tragique, un sentiment de présence et même d’intimité naît de détails qui sont autant de souvenirs : on franchit les grilles du parc de Cergy, la porte de l’appartement de la rue de Tournon, on se glisse même sur la pointe des pieds dans la chambre, et les pages qu’on tourne sont autant de coups d’œil inquiets et tristes sur le héros endormi. Et comme Anne sa femme, le lecteur, témoin de ces ultimes journées, a parfois le sentiment d’entretenir un tendre et pieux mensonge, pour que la vie se poursuive, avec ses rêves et ses projets – incarner Le comte de Monte-Cristo au cinéma – jusqu’à cette nuit du 25 novembre 1959, où un livre se referme sur une page d’Euripide. « Sur la table de nuit repose le volume des Troyennes, un coupe-papier en nacre fiché à la page 123, avec, dans la marge, ce leitmotiv : « Pour moi, dans vingt ans » » (p. 167).

Et en effet le récit n’est pas celui d’une agonie. L’évocation du compagnonnage avec le Parti communiste, de ses amis Jean Vilar, René Clair, Georges Perros, de ceux qui ne le connaissent pas mais lui rendent hommage, François Mauriac ou Aragon, replongent le lecteur dans la bouillonnante vie culturelle de la France des années 1950. Surtout, page après page, le foisonnement de talents qui entourent l’acteur, lui rappelant les triomphes passés ou l’emmenant vers les prochains succès, révèle l’extraordinaire vitalité de Gérard Philipe, que ni la maladie fatale ni même la mort ne peuvent empêcher de rayonner.

Les jurys du prix Jean Bernard ont récompensé successivement depuis 2003 :

– 2003 : Schmitt, Éric-Emmanuel, Oscar et la dame rose, Paris, Albin Michel, 2002
– 2004 : Winckler, Martin, Les trois médecins, Paris, P.O.L., 2004
– 2005 : Gendarme, Jean-Baptiste, Chambre sous oxygène, Paris, Gallimard, 2005
– 2006 : Didier, Marie, Dans la nuit de Bicêtre, Paris, Gallimard, 2006
– 2007 : Sénanque, Antoine, La grande garde, Paris, Grasset, 2007
– 2008 : Marin, Claire, Hors de moi, Paris, Éditions Allia, 2008
– 2009 : Carrère, Emmanuel, D’autres vies que la mienne, Paris, P.O.L., 2009
– 2010 : Fonclare, Guillaume de, Dans ma peau, Paris, Stock, 2009
– 2011 : Rostain, Michel, Le fils, Paris, Oh ! éd., 2011
– 2012 : Márai, Sándor, La sœur, Paris, Albin Michel, 2011
– 2013 : Mabin Chennevière, Yves, Portrait de l’écrivain en déchet, Paris, Seuil, 2013
– 2014 : Le Drian, Marie, Le Corps perdu de Suzanne Thover, Rennes, Apogée, 2013
– 2015 : Lanot, Charles, Médecin de campagne, Versailles, Illador, 2014
– 2016 : Malzieu, Mathias, Journal d’un vampire en pyjama, Paris, Albin Michel, 2016
– 2017 : Merle-Béral, Hélène, 17 femmes prix Nobel de sciences, Paris, Odile Jacob, 2016
– 2018 : Lançon, Philippe, Le lambeau, Paris, Gallimard, 2018
– 2019 : Garcin, Jérôme, Le dernier hiver du Cid, Paris, Gallimard, 2019

François Léger

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Filmer le travail : femmes en métiers d’hommes

L’association « Filmer le travail », née d’un partenariat entre l’Université de Poitiers, l’Espace Mendès France (EMF) et l’Association Régionale pour l’Amélioration des Conditions de travail (ARACT), cherche à remplir trois grands objectifs :

« – Cinématographique. Faire connaître à un public large la production cinématographique sur le thème du travail à un moment où l’on assiste à un retour du travail dans le cinéma, une multiplication des images et à une redéfinition des frontières entre réel et fiction.
– Scientifique. Analyser et dynamiser l’usage de l’image (fixe ou animée) en Sciences sociales.
– Citoyen. Ouvrir un espace de réflexion et de débats sur l’évolution et l’avenir du travail. »

La 11e édition de son festival, consacrée au travail des femmes, se tient à Poitiers du 7 au 16 février 2020. Hormis les films en compétition, le festival déploie un riche programme de projections de films, conférences, concerts, journées d’études, etc.
Tout particulièrement, il propose, dans la médiathèque François-Mitterrand, une exposition consacrée aux « Femmes en métiers d’hommes à la Belle Époque ». Sa commissaire, Juliette Rennes, a travaillé à partir d’une collection de cartes postales des années 1900 et d’un ensemble d’archives relevant de la culture visuelle, pour mettre en évidence les débats et enjeux qui ont entouré la féminisation de métiers jusque-là occupés par des hommes.

L’exposition, qui s’appuie sur l’ouvrage éponyme de Juliette Rennes, Femmes en métiers d’hommes (cartes postales, 1890-1930). Une histoire visuelle du travail et du genre, reprend en partie celle qui s’était tenue du 17 janvier au 20 décembre 2015, au musée de l’Histoire vivante de Montreuil.

La Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, qui y avait contribué par le prêt de documents relatifs à Augusta Dejerine-Klumpke (1859-1927), première femme interne des hôpitaux de Paris, est heureuse de renouveler ce prêt dans le cadre du festival « Filmer le travail ».

Jérôme van Wijland

Informations pratiques :
Exposition « Femmes en métiers d’hommes à la Belle Époque », Médiathèque François-Mitterrand, 4 rue de l’Université, 86000 Poitiers, du 7 au 16 février 2020. Consulter le site de l’association Filmer le travail.

Pour en savoir plus :

Juliette Rennes, Femmes en métiers d’hommes (cartes postales, 1890-1930). Une histoire visuelle du travail et du genre, Saint-Pourçain-sur-Sioule, Bleu Autour, 2013

Jacques Poirier, Augusta Dejerine-Klumpke (1859-1927). Pionnière de la médecine et féministe exemplaire, Montceaux-lès-Meaux, Éditions Fiacre, 2019

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Célébrations du bicentenaire de l’Académie (1820-2020)

L’Académie nationale de médecine célèbrera tout au long de l’année 2020 sous le haut patronage du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, le bicentenaire de sa création en 1820, par une ordonnance de Louis XVIII prise sous l’impulsion du baron Portal.

Marquant l’ouverture officielle du bicentenaire, la séance du 21 janvier a été l’occasion d’évoquer différents aspects de l’histoire de l’Académie, des figures de médecins illustres à l’histoire de ses collections artistiques. Elle a également mis à l’honneur l’ouvrage dû à la plume de l’historien Pascal Griset, professeur d’histoire contemporaine à Sorbonne Université, spécialiste des institutions techniques et scientifiques françaises, à propos desquelles il a récemment écrit plusieurs ouvrages (INSERM, Académie des sciences, CEA).

Ce livre, publié par les éditions du cherche midi et réalisé avec la collaboration du directeur de la bibliothèque, Jérôme van Wijland, consacre une large place à une iconographie qui fait revivre au fil des pages les ambiances médicales qui ont caractérisé les deux cents ans d’existence de l’Académie de médecine. L’ouvrage s’attache à articuler, sur plus de deux siècles, d’une part le mouvement de la société, fait d’innovations scientifiques, de bouleversements politiques, de guerres, de moments de prospérités et de crises économiques, et d’autre part les débats, prises de position, réformes et ruptures internes qui ont marqué la vie de l’Académie. De nombreux portraits de médecins qui ont appartenu à la compagnie, égrenés tout au long de l’ouvrage, donnent chair à l’histoire institutionnelle.

Des vidéos disponibles sur la chaîne youtube de l’Académie nationale de médecine seront également diffusées tout au long de l’année pour évoquer sous la forme de brèves interviews les missions de l’Académie et les innovations médicales qu’elle a accompagnées tout au long de son histoire.

 

François Léger

 

Bibliographie :

Pascal Griset, avec la collaboration de Jérôme van Wijland, Académie de médecine. 200 ans. Une histoire de la santé, Paris, le cherche midi, 2019.

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