Meilleurs vœux pour 2019 !

Toute l’équipe de la bibliothèque vous présente ses meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

Nous serons heureux de vous accueillir à partir du 7 janvier 2019 dans notre salle de lecture, et de vous accompagner tout au long de l’année à venir dans vos travaux et recherches.

Information sur les horaires

À l’occasion des fêtes de fin d’année, la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine sera fermée à partir du vendredi 21 décembre 2018 au soir. Elle rouvrira le lundi 7 janvier 2019 au matin.


Toute l’équipe de la bibliothèque vous souhaite de bonnes fêtes, et sera heureuse de vous retrouver l’année prochaine, à partir du 7 janvier, aux horaires habituels.

Les « Titres et travaux », une source pour l’histoire de la médecine

Depuis sa création en 1820, l’Académie a donné lieu à plusieurs milliers d’élections en son sein, à des titres divers, et suscité un nombre plus grand encore de candidatures. C’est en partie ainsi que la Bibliothèque s’est trouvée dépositaire de milliers de documents regroupés sous la dénomination de « titres et travaux », qui jalonnent la carrière des scientifiques. Recensant la variété de leurs activités de recherche et leurs publications, faisant l’objet de nouvelles versions ou de réimpressions au fur et à mesure du déroulement de leurs carrières et de leurs candidatures à des postes ou titres divers, ils constituent une ressource biographique et bibliographique essentielle.

Ils peuvent prendre la forme de manuscrits, de documents dactylographiés (machine à écrire ou traitement de texte) thermocollés ou boudinés, ou encore d’imprimés. On les rencontre parmi les collections imprimées, mais aussi accompagnant la candidature à un prix, ou bien parmi les mémoires adressés à l’Académie tout au long de son histoire.

Cette diversité de formes et d’origines explique que les « titres et travaux » détenus par la Bibliothèque de l’Académie de médecine doivent être recherchés parmi :
– les dossiers biographiques,
– les archives et manuscrits, via le catalogue Calames,
– les collections imprimées, en utilisant le catalogue de la bibliothèque et en cherchant avec le nom et l’expression « Titres et travaux ».

 

A la Bibliothèque de l’Académie de médecine, un important travail a été engagé pour regrouper les titres et travaux imprimés. Près de 9000 documents, du début du XIXe siècle à nos jours, ont été conditionnés dans des boîtes de conservation, et rassemblés sous les cotes génériques 114520, 114521 et 114522. Des collections reliées en recueils factices ont été cataloguées en détail. Certains de ces titres et travaux ne sont pas encore signalés dans les outils en ligne : vous pouvez alors vous adresser à un bibliothécaire.

La Bibliothèque interuniversitaire de santé a de son côté enrichi depuis plusieurs années sa base biographique de titres et travaux numérisés. On peut aujourd’hui trouver dans la bibliothèque numérique Medic@ 2333 « titres et travaux », datant de 1832 à 1930, pour un total de 131000 pages en tout. Ils sont également accessibles par une recherche depuis la base biographique de la BIUM.

François Léger

 

Bibliographie :

Jean-François Vincent, « Nouveaux titres et travaux sur Medic@ », Site de la Bibliothèque interuniversitaire de santé [en ligne]. Billet publié le 20 août 2013. Disponible à l’adresse : http://www.biusante.parisdescartes.fr/blog/index.php/titres-travaux-medica/.

Comment citer cet article :

François Léger, « Les « Titres et travaux », une source pour l’histoire de la médecine », Site de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine [en ligne]. Billet publié le 13 décembre 2018. Disponible à l’adresse : http://bibliotheque.academie-medecine.fr/titres-et-travaux/.

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Les Français, l’Académie et la grippe espagnole

Le 4 octobre 1918, M. Michiels, membre de l’association des bibliothécaires français, écrit depuis Marseille à l’Académie de médecine :

« Permettez-moi de vous demander si l’on peut se procurer la communication de M. le professeur Netter sur la grippe, communication faite à l’Académie de médecine (par suite des difficultés de transport, les livres, imprimés, etc. ne parviennent qu’avec des retards de plusieurs mois en province aussi bien chez les libraires que dans les bibliothèques publiques) ».

La communication demandée a été prononcée par le professeur Netter seulement trois jours plus tôt devant l’Académie, lors de la séance du 1er octobre (Bulletin de l’Académie de médecine, 1918, 3ème série, vol. 80, séance du 1er octobre 1918, p. 275-286). Mais en cette occasion il y a urgence, et le courrier du bibliothécaire marseillais trahit peut-être la « panique muette » dont fait état Freddy Vinet dans un ouvrage récent consacré, à l’occasion de son centenaire, à la grippe dite « espagnole » de 1918 (Vinet 2018, p. 174).

La communication du professeur Netter a été précédée et suivie d’autres notes et lectures sur le sujet. Entre juillet et décembre 1918, mois correspondants à la deuxième vague, ravageuse, de l’épidémie d’influenza, la grippe fait l’objet de 10 lectures, 8 communications, 3 notes, une observation et un rapport, portant sur la nature, le diagnostic, la prophylaxie et la thérapeutique. Lors de la séance du 8 octobre, le Dr Louis Mourier, sous-secrétaire du Service de santé militaire demande à l’Académie d’étudier des moyens prophylactiques. L’Académie y pourvoit par l’intermédiaire d’une commission composée de Chaufard, Netter, Vincent, Achard et Bezançon (nouvellement élu, rapporteur de la commission). Celle-ci produit durant la séance du 15 octobre un rapport sur la prophylaxie de la grippe, lu en séance, repris par la presse médicale et même mentionné lors des débats parlementaires, par des députés qui n’en font d’ailleurs pas grand cas (Journal officiel de la République française, Chambre des députés, 25 octobre 1918, p. 2708).

Face à l’épidémie, l’Académie de médecine réagit au moyen des procédures et méthodes qui sont les siennes depuis sa création. Fin novembre 1918, elle se dote ainsi sur proposition de son conseil d’administration d’une commission de la grippe qui laisse peu de traces et en particulier aucun rapport, son rôle ayant consisté à juger ponctuellement des travaux adressés à l’Académie, en lieu et place des commissions des épidémies ou des sérums qui étaient en charge de ces questions. Lorsque quelques mois plus tard le ministre de l’Intérieur s’enquiert d’éventuelles avancées dans la prophylaxie de la grippe, l’Académie nomme à cet effet une nouvelle commission (Bulletin de l’Académie de médecine, 1919, 3ème série, vol. 82, séance du 22 juillet 1919, p. 57). De fait, la grippe recule déjà en 1919 dans les préoccupations de l’Académie, ne suscitant que 13 communications au premier semestre, et seulement 2 lectures au second, l’encéphalite léthargique liée à la grippe prenant le dessus comme centre d’intérêt de l’Académie dès 1920. Enfin, l’Académie, conformément à ses missions habituelles, entend stimuler la recherche sur la grippe par l’octroi de récompenses : c’est le service des épidémies qui s’en charge, attribuant médailles et récompenses à des auteurs de travaux sur la grippe (4 médailles sur 8 distribuées en 1919, 3 sur 12 en 1920).

Si les modalités d’action de l’Académie sont habituelles, le dépouillement de la correspondance reçue des particuliers durant le deuxième semestre de 1918 fait apparaître des réactions singulièrement nombreuses, variées et vives. On a déjà mentionné la requête du bibliothécaire marseillais, traduisant l’anxiété de ses lecteurs. Un correspondant anglais, inquiet pour son fils, manifeste la même impatience en demandant le 25 novembre 2018 copie de la communication que le Dr Dalimier a faite 6 jours plus tôt sur les formes rénales de la grippe.

Les courriers de médecins sont aussi plus nombreux qu’à l’accoutumée, pour formuler des hypothèses sur la nature du mal ou proposer des remèdes. L’urgence se lit dans le fait que c’est par télégramme que le Dr Thémistocle Anastasiades, directeur de l’hôpital de Kalamata, annonce avoir des résultats probants dans les 24 heures contre les complications grippales. Les lettres envoyées par des médecins peuvent trouver un écho en séance ou dans le Bulletin. C’est le cas pour les « quelques courtes remarques à présenter à l’Académie sur le traitement de la grippe » d’Armand Gautier, qui sont acceptées et communiquées en séance le 3 décembre.

Mais la lecture des archives permet de connaître d’autres contributions qui ne donnent lieu à aucune publication. La lettre de M. Necaux, vétérinaire-major, qui évoque une épizootie de grippe en 1904 vaut à son auteur un courrier de remerciements dont les archives conservent une copie. Le Dr Gillard croit pouvoir distinguer deux épidémies, dont la plus grave est due à l’ennemi : « Nous pourrions être en présence, écrit-il, d’un bacille cultivé et répandu par nos ennemis, ce qui expliquerait les difficultés dans les recherches bactériologiques. » Le rapport de du Dr Gillard lui est renvoyé, mais l’affaire a des suites qu’il convient de noter : l’auteur demande des explications sur les raisons de ce rejet, et il annonce qu’il procèdera malgré tout à la publication. De fait, une brochure de 12 pages, intitulée Rapports sur la grippe espagnole. Ses symptômes cliniques, son microbe, son traitement, signée avec le Dr Folley, paraît en 1919. Henri Barbusse, dans Le Populaire du 19 février 1920, revenant sur les tâtonnements de la sérothérapie, mentionne le rejet du rapport de Gillard par l’Académie dans un éditorial qui s’ouvre par ces mots : « L’histoire du traitement sérothérapique de la « grippe espagnole » apporte un nouveau chapitre, qui serait comique s’il n’était tragique, aux annales de l’inertie et de l’incompréhension des pouvoirs publics et des grands corps officiels. »

La correspondance des particuliers de la fin de 1918 montre également que l’Académie est perçue comme un organe efficace de diffusion de l’information médicale par un public plus large que celui des médecins. Pour premier exemple, citons un certain Besnard qui écrit : « Vous êtes à la recherche du microbe de la grippe, moi je l’ai trouvé… ». Marie-Louise Cousin écrit le 27 octobre 1918 : « J’ose prendre ma qualité de Française pour venir respectueusement vous exposer les résultats de mes réflexions au sujet de la grippe espagnole ». C’est sur papier à en-tête de son entreprise dijonnaise de fabrication de casquettes que Louis Ribère révèle qu’il s’est guéri par une cuillerée et un cataplasme de pétrole. « Veuillez lire jusqu’au bout, ceci n’est pas une réclame », peut-on encore lire dans un courrier émanant d’une pharmacie du Faubourg Saint-Honoré, vantant les vertus de l’ « antigrippine ». La plupart de ces courriers sont annotés d’un simple « Rien à répondre ».

Cent ans plus tard, la grippe suscite des recherches renouvelées. Des ouvrages ont paru cette année, qui croisent les approches historiques en termes de politique de santé publique et des problématiques plus anthropologiques sur l’impact de l’épidémie (Vinet 2018 ; Arnold 2018 ; Spinney 2018). La correspondance des particuliers dans les archives de l’Académie peut éclairer, à l’échelle d’une institution, les rapports entre une population qui vit l’épidémie dans sa chair et les autorités publiques chargées de sa protection sanitaire.

François Léger

Bibliographie :

Archives de l’Académie nationale de médecine, Correspondance des particuliers, 1918, liasse 188.

Arnold, Catharine, Pandemic 1918: eyewitness accounts from the greatest medical holocaust in modern history, New York, St. Martin’s Press, 2018.

Bouron, Françoise, « La grippe espagnole (1918-1919) dans les journaux français », Guerres mondiales et conflits contemporains, 2009, vol. 233, no 1, p. 83‑91.

Darmon, Pierre, « Une tragédie dans la tragédie : la grippe espagnole en France (avril 1918-Avril 1919) », Annales de démographie historique, 2000, no 2, p. 153‑175.

Kroker, Kenton, « Epidemic Encephalitis and American Neurology, 1919–1940 », Bulletin of the History of Medicine, 2004, vol. 78, no 1, p. 108‑147.

Prochasson, Christophe et Anne Rasmussen, Vrai et faux dans la Grande Guerre, Paris, La Découverte, 2004.

Rasmussen, Anne, « La grippe espagnole », in Jay Winter (dir.), La Première Guerre mondiale. Volume 3 : Sociétés, Paris, Fayard, 2014, p. 423-449.

Spinney, Laura, La grande tueuse : comment la grippe espagnole a changé le monde, Paris, Albin Michel, 2018.

Vinet, Freddy, La grande grippe : 1918, la pire épidémie du siècle, Paris, Vendémiaire, 2018.

Comment citer cet article :

François Léger, « Les Français, l’Académie et la grippe espagnole », Site de la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine [en ligne]. Billet publié le 26 novembre 2018. Disponible à l’adresse : http://bibliotheque.academie-medecine.fr/les-francais-lacademie-et-la-grippe-espagnole/.

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Hippocrate sans frontières – Colloque international

« L’auteur de ce mémoire M. Hallmann est directeur médical de l’établissement hydrothérapique de Marienberg près Boppard sur le Rhin, Prusse rhénane. M. Hallmann est né à Hanovre. Pour être admis en Prusse à la carrière académique dans la faculté de médecine, il faut être 1° médecin praticien 2° Prussien. Les Prussiens sont admis à la pratique de la médecine après avoir passé les examens prescrits. Outre les examens en Prusse, il faut en outre à un étranger une autorisation du roi. Après avoir passé avec la plus grande distinction en 1839 ses examens à Berlin, M. Hallmann sollicita l’autorisation de pratiquer la médecine. En attendant la réponse, il se rendit à Louvain chez son ami M. Schwann, physiologiste célèbre, pour se livrer sous les yeux de son ami à des recherches microscopiques. Il y reçut en janvier 1840 la nouvelle que sa demande était refusée. Alors il prit la résolution de s’occuper de la pratique en Belgique. Après avoir passé trois mois à Paris dans l’été de 1840, il subit à Bruxelles les examens pour l’exercice de la médecine et de la chirurgie, et s’établit à Bruxelles. C’est là qu’il a fait ses premières cures d’eau. Au printemps de 1843, par l’entremise du Baron d’Arnim ambassadeur de Prusse, il obtint l’admission en Prusse, retourna à Berlin, et a depuis poursuivi la carrière d’hydrothérapiste rationnel. En 1844 il publia un travail sur le meilleur traitement du typhus. Cette même année il reçut du ministre de l’instruction publique la mission d’étudier à Gräfenberg la méthode de Priessnitz. C’est au retour qu’il publia le rapport précédent. Dans l’été 1843 le Dr Schmitz fondateur de l’établissement hydrothérapique de Marienberg lui en proposa la direction médicale. M. Hallmann accepta, parce qu’avant tout à un médecin hydrothérapiste il faut un établissement. » (Acad. Méd. Mémoires 1849 n° 22. M. Hallmann D.M. Utilité de l’hydrothérapie dans le traitement des maladies aigues. Rapport sur la nécessité d’établir à Berlin un service hydrothérapique pour le traitement des affections aigues. Manuscrit. 19 feuillets)

Ainsi le médecin hanovrien Eduard Hallmann (1813–1855) présente-t-il son parcours, insistant sur son itinérance et sur les détours que sa condition d’étranger a imposés à sa carrière, avant de se voir confier la direction de l’établissement thermal de Marienberg.

A travers ce témoignage du milieu du XIXe siècle sont mis au jour un certain nombre de questionnements qui se trouvent au cœur de la notion de médecin étranger. Comment et dans quel cadre administratif ou légal le définit-on ? Quelle est la part de la formation à l’étranger ? Quelles sont les conditions de son exercice et de sa pratique ?  Enfin, dans quelle mesure certains pays ou certaines villes jouent-ils le rôle de pôles d’attractivité pour ces médecins ? Autant de problématiques qui seront abordées lors du colloque Hippocrate sans frontières : soigner en terre étrangère au XIXe siècle (Europe, mondes atlantiques et coloniaux) qui se tiendra les 15 et 16 novembre 2018 respectivement à l’Académie nationale de médecine et à l’Université de Nanterre.

 

Programme : 

Jeudi 15 novembre 2018. Académie nationale de médecine, salle des séances

9h Accueil des participants, café

9h30 Jérôme van Wijland. Mot de bienvenue

9h40 Claire Fredj. Introduction

10h Première session. Qu’est-ce qu’un médecin étranger ? (Présidence Isabelle Renaudet)

Jehanne-Emmanuelle Monnier. Itinéraires médicaux dans les colonies françaises de l’océan Indien au XIXe siècle

Constantin Barbulescu. Être un médecin juif en Roumanie dans la seconde moitié du XIXe siècle

Anne Hugon. Les médecins africains en contexte colonial : des médecins étrangers ? L’Afrique occidentale britannique (1880-1950)

11h30 Discussion

12h Déjeuner

14h Deuxième session. Se former à l’étranger et constituer un corps médical national (Présidence Judith Rainhorn)

Nancy Gonzalez-Salazar. L’Uruguay du XIXe siècle. Pays d’accueil et terrain d’expérimentation des médecins européens (1828-1875)

Isabelle Renaudet. Les fils d’Orfila ? Se former à Paris, le cas des étudiants en médecine espagnols

15h-15h15 Pause

Ken Daimaru. L’itinérance estudiantine et le pluralisme médical dans le Japon du XIXe siècle

Sorin Grigoruţă. An Eastern Adventure. Foreign physicians in the Romanian Principalities and their role in the development of the medical system (first half of the XIXth century)

16h15 Discussion

17h Fin des travaux

 

Vendredi 16 novembre 2018. Université Paris Nanterre, bât. Weber, salle de conférences

9h Troisième session. Entre exercice médical et production d’une expertise : être médecin à l’étranger (Présidence Claire Fredj)

Francesco Pongiluppi. Médecins et pharmaciens italiens à Constantinople au XIXe siècle : soigner les compatriotes, soigner l’empire

Benoît Pouget. Soigner les soldats en terre étrangère. L’hôpital maritime français du Pirée et ses médecins pendant la guerre de Crimée (1854-1856)

10h-10h15 Pause

Pierre Nobi. Les commissions médicales envoyées en Espagne observer la fièvre jaune (1801-1828)

Clément Fabre. Ausculter la Chine. Le cabinet des médecins comme observatoire sociologique et anthropologique de la Chine (1839-1914)

Alice Aigrain. Entre vision coloniale et regard médical : soigner et photographier dans les colonies au XIXe siècle

11h45 Discussion

12h15 Déjeuner

14h Quatrième session. La France, un pôle d’attraction (Présidence Delphine Diaz)

Nathalie Sage Pranchère. Être “à la fois un homme capable et un homme honorable et moral” : règlementer l’exercice des médecins étrangers en France au XIXe siècle

Fabio D’Angelo. Entre formation et pratique. La médecine napolitaine en exil (France, fin XVIIIe siècle-1820)

Eugenia Bournova. Des médecins grecs à Paris. Parcours géographiques et enjeux sociaux

15h30 Discussion

16h Philip Rieder. Conclusions

16h30 Fin des travaux

 

Informations pratiques :

Dates et lieux : Jeudi 15 novembre 2018, Académie nationale de médecine, salle des séances, 16 rue Bonaparte, 75006 Paris ; vendredi 16 novembre 2018, Université Paris Nanterre, bât. Weber, salle de conférences, 200 avenue de la République, 92000 Nanterre.

Comité d’organisation : Delphine Diaz (Université Reims-Champagne-Ardenne, CERHIC), Claire Fredj (Université Paris Nanterre, IDHE.S), Isabelle Renaudet (Aix-Marseille Université, TELEMMe), Philip Rieder (Université de Genève, iE2H), Isabelle Robin (Sorbonne Université, Centre Roland Mousnier), Nathalie Sage Pranchère (Sorbonne Université, Centre Roland Mousnier), Jérôme van Wijland (Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine)

Entrée libre.

 

Jérôme van Wijland

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Regard(s) sur les collections anatomiques et médicales

Le 7 et le 8 novembre 2018 se tiendra un colloque intitulé « Regard(s) sur les collections anatomiques et médicales », sous la responsabilité d’Alice Aigrain, Maxime Georges Métraux et Michel Poivert.

« Ce colloque international vise à confronter les récentes recherches traitant des rapports entre art et sciences médicales dans les collections muséales. Si la représentation du corps et de ses maladies est liée à une importante tradition de mise en image de la pathologie et de l’anatomie, comment le musée en tant que lieu de patrimonialisation fait évoluer le discours et la fonction intrinsèque des objets médicaux ? De la spectacularisation à outrance, au discours savant d’histoire des sciences, en passant par la vulgarisation positiviste, les différentes collections liées à la médecine permettent de questionner le rôle et la place du patrimoine. Un double regard sera porté sur les objets en tant que témoins du régime visuel de la médecine ainsi que sur les collections comme discours patrimonial. Ces multiples approches historiques se feront l’écho d’un constat plus actuel. Le mouvement d’élargissement de la notion de patrimoine et la valorisation inhérente des collections qu’il entraine ne semble pas avoir pleinement affecté le monde médical. Après une succession de fermetures de musées, il paraît essentiel de s’interroger sur la place des archives et collections de ce domaine. L’objectif de ce colloque sera aussi de communiquer sur la richesse et l’intérêt de ce patrimoine spécifique à la médecine en réunissant les différents acteurs impliqués. » (A. Aigrain, M. G. Métraux, M. Poivert )

 

Programme :

Mercredi 7 novembre 2018. Salle Vasari, Institut National d’Histoire de l’Art (INHA), 6 rue des Petits Champs, 75002 Paris.

9h00 – 9h30 : Accueil des participants.

9h30 – 9h40 : Introduction de Dominique Poulot (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne).

9h30 – 12h30 : Session 1.

9h30 – 9h45 : Alice Aigrain (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) : Etudier l’histoire de la médecine à travers les fonds photographiques des collections muséales.

10h15 – 10h45 : Alain Froment (musée de l’Homme) : Heurs et malheurs de la phrénologie dans les collections anatomiques.

10h45 – 11h15: Séance de questions/réponses et pause.

11h15 – 11h45 : Mechthild Fend (University College of London) : The Visual Culture of Dermatology and the Hôpital Saint-Louis in Paris.

11h45 – 12h15 : Maxime Georges Métraux (Sorbonne université) : Réflexions sur l’appréhension et la perception du musée Dupuytren dans les écrits du XIXe et XXe siècles.

12h15 – 12h30 : Séance de questions/réponses.

14h30 – 18h00 : Session 2.

14h30 – 15h00 : Elizabeth Hallam (University of Oxford/University of Aberdeen) : Anatomy Museum on the Move.

15h00 – 15h30 : Hélène Servant (chef du département des patrimoines culturels de  l’AP-HP) et Camille Perez (département des patrimoines culturels de l’AP-HP, directrice du musée de l’AP-HP) : Le patrimoine de l’AP-HP entre archives et musée : une convergence des approches en matière de collecte.

15h30 – 16h00 : Séance de questions/réponses et pause.

16h00 – 16h30 : William Schupbach (Wellcome Library) : The « French collections » in the Wellcome Collection.

16h30 – 17h00 : Jérôme van Wijland (Académie nationale de médecine) : Objets et instruments médicaux en bibliothèque patrimoniale : l’exemple de l’Académie nationale de médecine.

17h00 – 17h15 : Séance de questions/réponses.

17h15 – 18h00 : Pot de clôture de la journée.

 

Jeudi 8 novembre 2018. Amphithéâtre Charpak, Sorbonne université, campus Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris.

9h00 – 9h30 : Accueil des participants.

9h30 – 12h30 : Session 3.

9h30 – 11h30 : Visite des collections médicales d’anatomies-pathologiques Dupuytren avec Eloise Quétel (Sorbonne université – collection Dupuytren) (réservé aux participants).

11h30 – 12h30 : Table ronde avec Danielle Seilhean (Sorbonne université), Jean-François Vincent (BIU Santé) et Eloïse Quétel (Sorbonne université – collection Dupuytren) : Préservation et valorisation des collections médicales et anatomiques: quelle place pour le patrimoine médical dans la France de demain ?

 

Informations pratiques :

Date : mercredi 7 et jeudi 8 novembre 2018.

Lieu : salle Vasari, Institut National d’Histoire de l’Art (INHA), université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 6 rue des Petits Champs, 75002 Paris (mercredi 7 novembre) ; amphithéâtre Charpak, Sorbonne université, campus Pierre et Marie Curie, 4 place Jussieu, 75005 Paris (jeudi 8 novembre).

Comité organisateur : Alice Aigrain (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) et Maxime Georges Métraux (Sorbonne université).

Sous la responsabilité scientifique de : Alice Aigrain (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne), Maxime Georges Métraux (Sorbonne université) et Michel Poivert (université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne).

Jérôme van Wijland

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Fermeture pour la Toussaint

 

 

La bibliothèque sera fermée le jeudi 1er novembre (fête de la Toussaint), ainsi que le vendredi 2 novembre 2018.

Poètes et écrivains-médecins

Soutenu par le Fonds national suisse et mené par la chaire « Médecine et Société » du Département de médecine de l’université de Fribourg, le projet de recherche intitulé « La figure du poète-médecin (XXe-XXIe siècles) : une reconfiguration des savoirs » s’est articulé autour de trois colloques ou journées d’études.

La première journée d’étude, « Les réseaux médico-littéraires dans l’Entre-deux-guerres : revues, institutions, lieux, figures », s’est tenue à l’université de Fribourg les 24 et 25 novembre 2016 et vient de donner lieu à publication électronique :

Julien Knebusch, Alexandre Wenger (dir.), Réseaux médico-littéraires dans l’Entre-deux-guerres : revues, institutions, lieux, figures, Épistémocritique, 2018 [en ligne]

Ce dernier ouvrage, outre ses articles consacrés à des écrivains-médecins allemands ayant collaboré à la Neue Rundschau, tels Gottfried Benn ou Alfred Döblin, ou encore à la manière dont Thomas Mann dépeint le sanatorium dans La Montagne magique, s’intéresse à des médecins-écrivains qui étaient également membres de l’Académie de médecine.

La Chronique médicale, revue emblématique créée par Augustin Cabanès et qui lui survit, est analysée à travers la place faite à la création poétique. Un article est consacré au gastro-entérologue René-Albert Gutmann (1885-1981), poète, romancier et traducteur de Dante. Un autre aborde l’emprise d’Henri Mondor sur les réseaux médico-littéraires de l’entre-deux-guerres tandis qu’un dernier article s’attache à l’analyse d’une lettre adressée par Henri Mondor à Paul Éluard en pleine guerre, lettre conservée par la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine.

Le colloque international « La figure du poète-médecin, XXe-XXIe siècles » tenu les 30 mars et 1er avril 2017 à l’université de Fribourg, vient également de voir paraître ses contributions, dans l’ouvrage suivant :

Alexandre Wenger, Julien Knebusch, Martina Diaz, Thomas Augais (dir.), La figure du poète-médecin : XX-XXIe siècles, Chêne-Bourg : Georg, éditeur, 2018

Enfin, la journée d’étude consacrée aux « Approches du geste chirurgical (XXe-XXIe siècles) : histoire, littérature, philosophie, arts visuels », que la Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine a accueillie le 11 janvier 2018 devrait donner lieu prochainement à la publication de ses actes.

 

Jérôme van Wijland

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Colloque « Prévenir, accueillir, guérir : la médecine des enfants de l’époque moderne à nos jours »

« Les taux de mortalité infantile et de la petite enfance n’ont jamais été aussi bas dans les pays développés et le suivi médical des enfants est désormais généralisé, même si certaines pratiques de médecine préventive, telles que la vaccination, sont actuellement remises en cause. Pour faire un état des lieux de la médecine des enfants aujourd’hui et envisager les évolutions depuis la Renaissance, ce colloque réunit différents chercheurs et professionnels (historiens, spécialistes en architecture hospitalière, médecins). Les pratiques de soin envers les enfants, la variété des acteurs qui les mettent en œuvre (praticiens médicaux, entourage ou institutions publiques) et les structures hospitalières ou médicalisées qui leur sont dédiées seront particulièrement mises en lumière. Outre la reconnaissance progressive par la médecine de la spécificité des maladies infantiles et enfantines, transparaissent les mutations dans la conception même de l’enfant et l’évolution des attitudes de la société à son égard depuis l’époque moderne. » (Emmanuelle Berthiaud)

Gaston Mélingue. Jenner inoculant la vaccine. 1879 © Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine, cliché Philippe Fuzeau

Programme :

Mercredi 26 septembre 2018 – Université de Picardie Jules Verne, Logis du Roy (Square Jules Bocquet – Amiens)

10h00 Accueil des participants

1ère Session (Présidence Jacques Gélis)
10h30 Introduction, Emmanuelle Berthiaud
10h45 François Léger et Jérôme van Wijland, La commission de l’hygiène de l’enfance : la santé des enfants vue par l’Académie de médecine
11h05 Claudia Pancino, De morbis puerorum, les maladies des enfants : une classification, les sources (XVIe-XVIIIe siècles)
11h25 Emmanuelle Berthiaud, « Et pourtant ils souffrent » : les médecins et la douleur du petit enfant : évolution des représentations et des attitudes (XVIe-XIXe siècles)
11h45 Discussion

2e Session (Présidence Isabelle Robin)
13h30 Marie-France Morel, Soigner les enfants malades à la fin du XVIIIe siècle : dispensaire ou hôpital ? L’exemple du dispensaire pour enfants pauvres de George Armstrong à Londres (1769-1789)
13h50 Laurent-Henri Vignaud, L’enfant en tant qu’agent et enjeu des premières vaccinations anti- varioliques (fin XVIIIe – début XIXe siècle)
14h10 Discussion
14h30 Pause
14h45 Clyde Plumauzille, Les nourrices comme auxiliaires médicales
15h05 Antoine Rivière, « Une nouvelle vie pour être régénéré ». Les pupilles de l’Assistance publique de Paris sous l’œil des médecins (1870-1940)
15h25 Discussion

Jeudi 27 septembre 2018 – Académie nationale de médecine (16 rue Bonaparte 75006 Paris)

9h30 Accueil des participants
10h00 Hommage à Catherine Rollet, par Christian Rollet et Marie-France Morel

1ère Session (Présidence Isabelle Duhau)
10h30 Pierre-Louis Laget, De l’hospice à l’hôpital pour enfants : un caractère pionnier dans l’isolement des contagieux
10h50 Catherine Blain, Une grande maison constituée de « maisons toutes différentes » : l’hôpital pour enfants Robert-Debré de Pierre Riboulet (Paris 19e, 1980-1988)
11h10 Pause
11h25 Lina Bendahmane, L’hôpital Jeanne de Flandre (Lille) : une architecture pour accueillir l’enfant et sa famille
11h45 Discussion

2e Session (Présidence Paul Vert) [programme à jour]
14h00 Géraud Lasfargues, La fin de vie des enfants malades en service pédiatrique (in absentia)
14h20 Denys Pellerin, De la chirurgie infantile à la chirurgie pédiatrique : le tournant des années 1950-1960
14h40 Discussion
15h10 Pause
15h30 Nathalie Sage Pranchère, Malades et prématurés : sauver et soigner les enfants atteints de la maladie hémolytique du nouveau-né (France, années 1940-1960)
15h50 Véronique Abadie, La médecine de l’enfant par le prisme hospitalo-universitaire : du communautaire à la maladie rare
16h10 Discussion

Informations pratiques : Cette manifestation se déroulera le mercredi 26 septembre 2018, à l’Université de Picardie Jules Verne, au Logis du Roy (Square Jules Bocquet – Amiens) et le jeudi 27 septembre 2018, en salle des séances de l’Académie nationale de médecine (16 rue Bonaparte 75006 Paris). L’accès en est libre et gratuit.

Responsables : Scarlett Beauvalet (UPJV), Emmanuelle Berthiaud (UPJV), François Léger (Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine), Jérôme van Wijland (Bibliothèque de l’Académie nationale de médecine)

 

Jérôme van Wijland

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Les journées du patrimoine à l’Académie nationale de médecine

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Salle des séances

Les Journées européennes du patrimoine sont l’occasion pour l’Académie nationale de médecine, comme chaque année, de proposer au grand public une visite guidée. Cette année, l’Académie sera ouverte au public le samedi 15 septembre 2018, à partir de 11h et jusqu’à 17h. Lors d’une visite d’une heure environ, vous pourrez, guidé par un membre de l’Académie nationale de médecine, appréhender l’architecture et les espaces du bâtiment construit en 1902 par l’architecte hospitalier Justin Rochet, notamment la très belle salle des séances, ainsi que les œuvres d’art qui y sont exposées, tableaux d’histoire de la médecine, bustes de médecins célèbres… Vous découvrirez également le rôle et le fonctionnement de cette institution singulière qui conseille le gouvernement en matière de santé publique, promeut la recherche médicale et participe à faire progresser l’art de guérir.

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Salle de lecture de la bibliothèque

Au cours de la visite, vous serez reçus à la Bibliothèque le temps d’une présentation de documents allant du XVe au XXe siècle (livres, estampes, radiographies). Nous mettrons en exergue des documents aux formats insolites, de quelques centimètres à plus d’un mètre de haut, la plupart illustrés, en noir et blanc ou en couleurs, selon une technique particulière (gravure sur bois, gravure sur cuivre, lithographie, radiographie).

Le 15 septembre prochain, venez donc à la rencontre d’un patrimoine divers et vivant !

Académie nationale de médecine

16, rue Bonaparte Paris 6e

Entrée libre, 11h-17h

François Léger